Publié le mardi 09 octobre 2012 à 10H21 - Vu 144 fois
Non seulement aucun accord écrit n'est prévu entre Sainte-Ménehould et Argonne Transport
SAINTE-MENEHOULD (Marne). Chaque année, un mois après la rentrée, le Syndicat Mixte chargé du transport scolaire en Argonne fait le point sur son service. Après les polémiques liées au ramassage des collégiens de Sainte-Ménehould, les usagers étaient en droit d'attendre quelques réponses. Il n'en est rien. Pour l'année prochaine, les parents peuvent déjà s'attendre au pire !
VOUS habitez Sainte-Ménehould et vous aimeriez savoir si votre enfant pourra monter dans le car scolaire l'an prochain pour se rendre au collège ? Merci de croiser les doigts ou de faire une prière mais inutile d'appeler Argonne Transport aujourd'hui car personne n'a la réponse ! Pourtant l'affaire aurait pu, sinon être réglée, du moins être clarifiée, la semaine dernière, à l'occasion de l'assemblée générale de rentrée du Syndicat Mixte chargé du transport scolaire. Mais comme dirait un maire du canton de Ville-sur-Tourbe, « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? »
Un stress additionnel
Souvenez-vous, ce n'est pas si vieux, du jour de la rentrée scolaire. Le matin même, les collégiens ménéhildiens n'étaient pas assurés de pouvoir monter dans le bus pour grimper jusqu'aux Vertes-Voyes. Une situation des plus inconfortables pour les enfants comme pour leurs parents.
Sur le papier, Argonne Transport n'a pas à prendre en charge les élèves qui résident dans la commune où se situe leur établissement. Dans la pratique, cela fait des années qu'un arrangement non-écrit permet aux enfants de monter dans les bus « à condition qu'il reste de la place ». Ce qui est le cas chaque année mais, allez savoir pourquoi, Argonne Transport aime faire durer le suspens jusqu'au jour de la rentrée…
Toujours pas gravé dans le marbre
Comment sortir de ce casse-tête ? L'adjoint au maire délégué au Syndicat Mixte, Jean-Marc Verdelet, et le conseiller général, Olivier Aimont, militaient pour la même solution : que l'arrangement verbal soit écrit noir sur blanc dans une convention passée entre la commune et le syndicat. Jouant la carte favorite de son opposant municipal, Jean-Marc Verdelet proposait même que la décision soit prise, à l'issue d'un débat démocratique, par l'assemblée délibérante.
La démocratie ayant le défaut, tout comme la liberté de la presse d'ailleurs, de s'user quand on ne s'en sert pas, le président Bernard Rocha aurait pu sauter sur l'occasion pour la sortir du placard.
Il faut croire que quelqu'un avait égaré la clé…
Et puis, à quoi bon faire un débat quand tout le monde, ou presque, est d'accord avec le patron ? Cela semblait être le cas, la semaine dernière, au sein de l'assemblée qui ne rassemblait guère qu'un quart des délégués des 67 communes de l'arrondissement.
Du coup, à l'issue d'une explication, grâce à laquelle plus personne ne savait quelle était la question de départ, Bernard Rocha a balayé la proposition en rappelant que « pour signer une convention, il faut être deux ! ».
Moins d'argent, moins de cars
Lancée dans le jardin de Bertrand Courot, la pierre a été immédiatement rattrapée au vol par Jean-Marc Verdelet : « De notre côté, on est prêts ! » Histoire d'en rajouter une louche sur l'impossibilité à conclure le moindre accord écrit, Bernard Rocha sortait de son chapeau un nouvel argument : « Les collectivités ont de moins en moins d'argent. Elles pourraient être amenées à supprimer certains transports. Nous allons être obligés de serrer de plus en plus. Si on peut réduire d'un car, on le fera. Enlever un car, cela représente entre 30 et 40 000 euros de dépenses en moins. Si on supprime, on ne pourra plus prendre les enfants de Menou ! »
Nouvel appel d'offres
Bien entendu, on n'en est pas encore là. En fait, on peut même dire que rien n'est joué. Cette année, la convention qui liait Argonne Transport au conseil général depuis 5 ans arrive à échéance et le Syndicat Mixte doit à nouveau répondre à l'appel d'offres du Département. S'il l'emporte, il se pourrait que les conditions soient moins favorables et impliquent une réorganisation des tournées. Si ce n'est pas lui qui est retenu, le sort des collégiens ménéhildiens devra être négocié avec un autre interlocuteur.
A moins que Bertrand Courot et Bernard Rocha finissent par s'entendre, on peut prédire qu'à la rentrée, les parents des collégiens ménéhildiens auront encore de quoi s'arracher les cheveux.
Bien sûr, comme dirait un chroniqueur radio bien connu, vous n'êtes pas obligés de nous croire. Plusieurs délégués d'Argonne Transport ne se sont pas privés, en assemblée générale, d'affirmer que la presse racontait essentiellement n'importe quoi. Faites-nous mentir !
Stéphanie VERGER
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Les dernières contributions
Raoul PIGNON
09/10/2012 à 15h39
Je crois que tout le monde est sévère dans cette affaire à propos d 'Argonne Transport. C'est une "entreprise" très bien gérée qui rend d'immenses services aux argonnais. Nous avons pu apprécié son enclin à trouver des compromis pour rapatrier nos enfants de Reims, ce qui était un vrai casse-tête pour satisfaire tous le monde.
Nous espérons garder ce service tel qu'il l'est, à l'heure ou certains politiques locaux ne font que dépenser sans compter l'argent que nous n'avons pas, dans des projets budgetivores et pharaoniques.
MANSA
ici, là ou ailleurs
09/10/2012 à 14h02
Pour trouver juste une solution pratique à ce problème, il faudrait éliminer les protagonistes -et surtout leur égo-, toujours prompt à chercher à envenimer leur querelle sur tous les sujets, y compris en prenant des gamins en otage.
Quant à la presse qui raconte n'importe quoi, selon ce qui est rapporté ci-dessus, elle pourrait commencer par évoquer cette situation ubuesque, surtout pour le contribuable argoinnais, qui fait qu'une collectivité achète un "véhicule" à une entreprise commerciale classique, pour le mettre à disposition d'une autre entreprise, d'un type particulier celle-là, avec, à chaque fois, le même homme en commun. Cette presse pourrait tout aussi s'intéresser comment, à une certaine époque, une collectivité a pu "embaucher" quelqu'un à prix d'or, alors qu'il travaillait à titre principal à des kilomètres de cette collectivité, et qu'il était chargé juste avant de contrôler, pour cette collectivité, les offres des différentes entreprises ayant postulé à un certain gros marché, marché remporté par une entreprise bien placée, pas par son offre....