Publié le samedi 06 octobre 2012 à 10H45 - Vu 368 fois
L'HOMME À SUIVRE
L'affiche de ce soir (20 heures au stade Delaune) ne recèle pas - a priori - les ingrédients d'un grand match. Pourtant cette opposition entre Reims et Nice mérite largement le détour. Mieux, elle recèle le charme vintage du grand classique des années 50 ! Justifications.
• Le football vous est totalement étranger ?
Pour son retour en Ligue 1, l'élite du football français, après 33 ans d'absence, le Stade de Reims est invaincu depuis plus d'un mois et demi. Après les deux défaites initiales, il a enchaîné 3 victoires et 2 nuls, si l'on oublie la défaite face à Troyes (1-2) en coupe de la ligue. Une série qui ne demande qu'à se poursuivre ce soir.
• Le Stade de Reims n'est pas votre club favori ?
L'adversaire des Rémois, Nice, n'abrite pas de vedette dans son effectif. En fait, le plus connu est son entraîneur : Claude Puel, ancien coach de Monaco, Lille et Lyon. Il n'incarne pas des valeurs très glamour mais plutôt le travail, le travail, le travail et la sueur. Néanmoins, cette saison, Nice est une équipe qui fait plaisir à voir. Ce qui n'est pas le cas de toutes… Non, non, pas de nom !
Sur la pelouse ce soir, il faudra néanmoins scruter les évolutions de Camel Meriem, ancien grand espoir du football français, qui semble renaître à bientôt 33 ans.
Enfin, Nice n'a plus perdu depuis la 1re journée, enchaînant depuis 5 nuls et 2 victoires. Spirale ascensionnelle.
• Plus culture que sport ?
On vous épargnera la référence à Brice de Nice, d'ailleurs les joueurs niçois sont surnommés les Aiglons, rapport aux armoiries de la ville. Non, avec des joueurs prénommés Renato (Civelli), Lloyd (Palun) ou Dario (Cvitanich), avouez que cette équipe offre quelques références culturelles bien éloignées des rectangles verts. Comme quoi, le football fait aussi vagabonder l'esprit.
• Et si, malgré tout, vous n'êtes pas convaincu…
L'histoire ! Peut-être encore plus Saint-Etienne, le précédent adversaire des Marnais, le véritable rival du « grand » Stade de Reims, celui des années 50, fut l'OGC Nice. Durant cette décennie, Nice a gagné 4 championnats et 2 coupes de France, à peine moins bien que Reims (5 titres et 2 coupes). Autant dire que, loin de l'affiche d'un classico OM-PSG monté de toutes parts ces dernières années, ce Reims-Nice s'avère être le véritable revival d'une rivalité historique, elle.
F.G.
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