Publié le dimanche 28 octobre 2012 à 11H34 - Vu 240 fois
Le coup de force des commerçants non sédentaires a déplacé du monde aux abords du Boulingrin. Un commandant de police, plusieurs patrouilles de la nationale et de la municipale, des responsables de l'exploitant Citura ainsi que le directeur du cabinet de la maire accompagné de Stéphane Joly, adjoint de permanence à la Ville de Reims.
Luc Richet conteste l'un des points de la réglementation du marché qui oblige les vendeurs de fruits et légumes à s'installer dans les halles, et non à l'extérieur. « Nous sommes parfaitement au courant du dossier », explique M.Joly. « Au début, M.Richet nous a dit qu'il allait interpeller le tribunal administratif via un référé* en espérant démontrer que nous avons tort dans l'interprétation du règlement. Soit ! Nous avions donc décidé de tolérer sa présence jusqu'au moment où le tribunal aurait rendu sa décision. Un référé prend environ trois semaines. Or, au bout de cinq semaines, nous n'avions toujours aucune nouvelle du tribunal administratif. Nous en avons déduit que le référé n'avait pas été introduit. C'est pour cette raison que samedi dernier, nous avons envoyé un courrier à M.Richet pour lui rappeler qu'il n'avait pas le droit de s'installer en dehors des halles. Il a eu connaissance de ce courrier. Il était prévenu. Les policiers municipaux sont intervenus ce matin (ndlr : hier) pour faire respecter la réglementation. Ils n'étaient pas là pour l'empêcher physiquement de s'installer, mais pour lui signifier qu'il serait amendable s'il passait outre l'interdiction. »
L'adjoint au maire déplore l'action syndicale qui a suivi. « Ils ont décidé de bloquer le tramway, ce qui est intolérable. C'est même complètement illogique car ils ont empêché des gens de pouvoir se rendre au marché du Boulingrin. »
Hier matin, après le coup de force, il a été convenu que l'avocat de M.Richet contacte les services de la ville dès lundi pour les informer de l'état de ses démarches (la requête en référé aurait pris du retard pour une raison de forme), tandis qu'un rendez-vous entre le maraîcher et l'adjointe au commerce, Marie-Noëlle Gabet, a été pris pour mardi. Le dernier mot semble cependant revenir au tribunal administratif. Des deux côtés, on indique attendre sa décision et de s'y conformer le jour où elle tombera.
F.C.
* Procédure d'urgence, dans l'attente d'une requête au fond dont l'examen va prendre de nombreux mois.
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Les dernières contributions
adhonores
29/10/2012 à 12h26
Il a été une époque ou la ville de Reims n'avait pas tenu ces engagement concernant les places de parkings clients et une petite manif avait été improvisée et ....dans la matinée l'affaire était réglée,rien à voir avec ces pratiques de voyous qui sont effectivement contre productives.
princhon
Ce que l'on apprend pendant l'enfance est mieux gravé que dans la pierre.
28/10/2012 à 13h08
A la lecture de cet article tout semble clair en ce qui concerne la réglementation ; effectivement on peut douter de l'envoi en référé , mais bon attendons !