Publié le mardi 25 octobre 2011 à 11H00 - Vu 360 fois
Chloé Dufay, chargée de projet, la directrice de Leda Olga Victor et le président-fondateur André Royaux, devant l'une des huit cabines construites à ce jour.
L'association revinoise Leda conçoit des prototypes de toilettes sèches. Ces WC du XXIe siècle ne manquent pas de débouchés.
SOUVENEZ-VOUS : après l'annonce de la fermeture de Porcher, plusieurs élus avaient souhaité voir se développer de nouvelles activités industrielles à Revin, notamment dans le secteur de l'environnement. C'est ce que propose aujourd'hui l'association Leda (« L'environnement d'abord ») avec, toujours dans le domaine des sanitaires, des WC 100 % bio, 100 % bois.
Créée en 1993 par André Royaux, actuel président, Leda emploie, via son chantier d'insertion, 21 salariés dont 15 bénéficiaires du RSA. L'essentiel du travail s'articule autour de la protection de l'environnement et de la rénovation du patrimoine local, qu'il soit naturel ou bâti. C'est le cas par exemple avec l'entretien des berges de Meuse.
160 litres d'eau par jour par foyer…
À la demande du désormais célèbre Cabaret vert, l'association vient de mettre au point, après un an d'étude, huit prototypes de toilettes sèches. « Le festival nous a sollicités en 2009, explique Olga Victor, directrice de Leda. Ce partenariat s'est concrétisé en 2011, avec la mise à disposition de trois cabines. Elles ont obtenu un franc succès. »
Placées à un endroit stratégique (près de l'accueil), elles ont vu passer près de 50.000 festivaliers en trois jours, ce qui a permis de « sensibiliser un très grand nombre de personnes ».
Il y a en effet beaucoup à dire à propos des toilettes sèches. D'abord, comme leur nom l'indique, elles ne consomment pas d'eau : vous tirez la chasse… avec de la sciure. C'est donc plus propre, plus écolo (ni eau, ni produits chimiques), mais aussi moins cher. Selon une étude de Chloé Dufay, chargée du projet pour Leda, un foyer revinois de quatre personnes consomme en effet chaque jour 160 litres d'eau, soit 58.000 par an, ce qui lui coûte 226 euros. Ce qui protège l'environnement préserve aussi le porte-monnaie…
« Moins odorant »
Autre avantage : toute la matière première (qui, elle, ne change pas) est compostée : elle est récupérée lors de la « vidange manuelle » et servira à faire pousser des poireaux ou ce que vous voulez.
Une fois les prototypes réalisés (*) et les premiers tests jugés concluants, reste le plus dur : passer à une production qu'Olga Victor qualifie d'« industrielle » et trouver des clients.
Sur le papier (toilette), les pistes ne manquent pas, à commencer par les communes : soit à titre exceptionnel (Charleville a installé une cabine lors de sa Nuit blanche, tout comme Revin pour un spectacle en juillet), soit sur le long terme (c'est le cas d'Anchamps). Citons aussi les entreprises à l'occasion de chantiers. « Les toilettes sèches ont un immense avantage sur les toilettes chimiques : elles sont bien moins odorantes », constate Olga Victor.
Autre débouché possible : la Voie verte. « On pourrait mettre des toilettes sèches à la disposition des touristes ou des agents des VNF. »
Les tarifs ont déjà été fixés. Selon la durée de location, le prix mensuel varie de 80 à 160 euros. À défaut d'eau, avec ce projet écolo, c'est bien l'argent qui pourrait couler à flot…
Guillaume LÉVY
* Une étude est engagée pour des toilettes sèches type urinoir, et d'autres adaptées aux personnes à mobilité réduite.
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Les dernières contributions
VEVE08
28/10/2011 à 12h51
Tout est bon pour trouver des subventions et les dilapider !
themisblind
28/10/2011 à 12h03
Et pour la sciure, on coupe des arbres. Ecolo non ?
soleil08
25/10/2011 à 21h39 | 1
Vraiment n'importe quoi !
Il faut tout de suite remplacer les lignes d'assemblage de machines à laver fabriquées dans l'unité de production Electrolux par ces superbes chiottes.
Cette décision permettra à chaque salarié d'éviter de se retrouver dans la m***e et à chaque revinois de respirer enfin un air nouveau.
un vlaco heune
vous confondez: fait un travail à mi-temps ! avec travail à mi-tant fait !
25/10/2011 à 19h43
moi j'aimais bien ce genre de journal pour se réssuyer, surtout quand j'avais découpé le portrait de mon député du coin!
je me disais avec tes lois à la con que tu as votées, tu finiras par nous faire bouffer de la M... E, alors profite en aussi!
micha
25/10/2011 à 18h20
bonne idèe,mais pour le papier, des feuilles,??(èvitez les feuilles de houx,ça pique)
ficelle 02500
picardie
25/10/2011 à 13h42
Ah, j'oubliais le plus important : c'est là que tombent en ruines les restes de la cuisine.
Ces restes (engrais naturel ) enfouis lors du bêchage servaient à faire pousser nos beaux légumes !
Nos vieux n'étaient pas cons !
ficelle 02500
picardie
25/10/2011 à 13h33
La nostalgie opère : au fonds du jardin, une petite porte en bois en haut de laquelle était découpé un petit coeur ou triangle pour laisser pénétrer la clarté
et s'échapper les odeurs...........
Sous la planche trouvée, un tonneau en fer. Sur le côte droit un clou ou était
accrochées des feuilles de journaux soigneusement coupées.
Non frère et moi étions souvent de corvée de découpe : les pages de l'union,de la Gazette de la Thiérache, de la dépêche étaient découpées en quatre.Le recyclage existe depuis longtemps !
Il n' y avait pas de chauffage, pas de file d'attente !
letique1
25/10/2011 à 13h03
pour remplacer electrolux bassine plastique savon de marseille et huile de coude
letique1
25/10/2011 à 12h58
4 euros le metre cube d'eau a revin
4 euros le metre cube d'eau a revin ????
RPRUMP
25/10/2011 à 12h12
Cela fait déja bien longtemps que cette idée est connue et utiliser dans les campagnes aux Etats Unies quelques poingnés de siure et le tour est joué plus de fosse septique plus d'eau et en plus un trés trés bon engrès pour les jardins , rien que du bénéfice !!.