Publié le lundi 06 février 2012 à 09H50 - Vu 601 fois
REIMS (Marne). Le centre des congrès avait des airs de discothèque samedi pour la remise des diplômes aux Bac + 5.
POUR honorer la crème de ses diplômés, les Bac + 5, Reims avait sorti le grand jeu samedi : d'un côté les grands pontes universitaires, président de l'Urca* en tête, avaient sorti leur toge de gala ; d'un autre, plusieurs artistes et formations musicales avaient été sollicités pour mettre l'ambiance dans le grand amphi du centre des congrès : les Boules de feu, célèbre fanfare des carabins, les Parisiens de We are knights (nous sommes des chevaliers), ou encore un disc-jockey (un sedanais, clin d'œil au président de région Bachy qui faisait partie des invités ?) qui n'aurait pas déparé dans une boîte de nuit ; ajoutez des spots qui semblaient eux aussi sortis de ce même genre d'établissement (voir aussi notre édition d'hier dimanche) et vous aurez une idée du contexte ; c'était donc un savant mélange entre « tradition et modernité » comme le soulignait le président Bachy déjà cité, pour lequel cette cérémonie, encore inédite chez nous et peut-être encore jamais vue en France, évoquait « la distribution des prix dans nos lycées » au temps jadis.
Là, on était quand même quelques crans au-dessus du lycée, avec uniquement des gens de niveau mastère. Le but de la manœuvre : se convaincre que Reims est bien une ville universitaire et d'études supérieures en général. Parce que « tout se tient, rappelait la maire Adeline Hazan lorsqu'elle se trouva au pupitre : tout se tient, à savoir formation, innovation, attractivité, emploi ! Notre avenir passe par l'enseignement supérieur. » On ne pouvait pas dire les choses plus clairement. La maire appelait d'ailleurs tous ces brillants diplômés (ils étaient près de 500 à avoir répondu présent) à « participer au développement de notre territoire, nous avons besoin de vous ». La première vice-présidente du conseil général Agnès Person, pourtant pas de la même sensibilité politique que la maire rémoise, allait en substance dans le même sens. Comme quoi, il y a des sujets qui font consensus.
Antoine PARDESSUS
*Université de Reims-Champagne-Ardenne
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez