Publié le vendredi 27 avril 2012 à 11H00 - Vu 166 fois
SAINTE-MENEHOULD (Marne) La réunion du bureau du Sympac de mercredi dernier a été plus que houleuse. Un pas de plus vers la division de l'Argonne, bien loin de voir ses élus enterrer la hache de guerre.
L'AMBIANCE est de plus en plus à la fête entre les amis de longue date que sont Bertrand Courot et Bernard Rocha. Mercredi, alors qu'une réunion avait lieu entre les membres du bureau du Sympac, les esprits se sont échauffés, notamment au sujet du recours au tribunal administratif et de la situation de deux grosses entreprises du secteur. La presse n'y était pas conviée, mais elle a pu recueillir des informations sur son déroulement.
Pas de solution à l'amiable
Bernard Rocha aurait ouvert la séance avec une pointe d'ironie dont il a le secret : « Je me réjouis que nous ayons recueilli l'unanimité à la dernière réunion du Sympac (alors que les membres avaient refusé de voter la délibération sur le recours au tribunal, ndlr), et que nous puissions être d'accord, pour avancer à présent main dans la main. »
Le président de la com'com' de Ville-sur-Tourbe a ensuite demandé à l'équipe de Courot (dont plusieurs représentants étaient présents en tant que membres du Sympac) de retirer la délibération du conseil communautaire du 16 décembre dernier visant à créer la SPL.
Cas échéant, il annulerait son recours au tribunal dans l'optique de trouver une solution à l'amiable. Mais on imagine aisément que Bertrand Courot ne l'entend pas de cette oreille. Cependant, le maire de Menou serait resté discret, avant que Michel Schellaert, président de la com'com' de Givry-en-Argonne, abonde dans le sens de Rocha et appuie sa demande. Là, le premier magistrat ménéhildien est monté au créneau, faisant savoir qu'il a invité les élus le 4 mai prochain pour leur présenter l'Allée des couleurs (diaporama, quand tu nous tiens) et leur détailler le financement.
« Pourquoi décider avant de connaître ? », aurait-il avancé. La suite des débats aurait vu Rocha et ses soutiens et l'équipe de Courot se répandre en amabilités. La conversation sur le sujet aurait duré près d'une heure, sous l'œil dépité de la plupart des maires, consternés de voir les débats prendre cette tournure.
Ou va l'Argonne ?
Mais ils n'étaient pas au bout de leurs surprises : un autre sujet bouillant, l'emploi dans le secteur, aurait également mis le feu aux poudres.
En un mot : Olivier Aimont, conseiller général mais surtout invité « surprise » de Rocha, aurait reproché à Courot de vouloir faire cavalier seul sur le cas des entreprises Bruaux (qui vont déposer le bilan) et l'entreprise Etienne, qui serait elle-même dans une situation critique. Le maire de Menou s'est défendu en invoquant la confidentialité inhérente à ce genre de dossier et les actions entreprises depuis quatre ans.
Et la valse des bonnes mœurs a repris : d'aucuns traitant les élus du centre d'insolents, ces derniers leur répondant qu'ils agissaient au lieu de parler, contrairement à certains, et, résultat des courses, lorsqu'Aimont a voulu placer quelques mots au sujet du Parc naturel régional, une partie des membres, rapidement suivis par les autres, ont quitté la salle, dégoûtés. On les comprend : où va l'Argonne avec ces luttes intestines ?
Chacun, y compris Olivier Aimont, semble camper sur ses positions. Reste à voir ce que sera l'avenir : la fusion s'annonce bien difficile à gérer… Et les habitants, financièrement mais aussi politiquement et socialement, en feront peut-être les frais.
David BUGEAT
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Les dernières contributions
jlargonnais
28/04/2012 à 10h04
Bonjour ;
Il est grand tant que ces affrontements qui desservent l'Argonne, et pas seulement l'Argonne champenoise puisque l'article nomme l'ARGONNE, cessent. Avec ce genre de débat et de divisions, l'Argonne ne peut qu'être montrée du doigt et ridiculisée.
Nous proposons ce projet d'un parc naturel régional d'Argonne, celui-ci a le mérite de pouvoir fédérer tous les argonnais vers un but précis, identifié et reconnu sur le plan national. Les argonnais doivent saisir cette opportunité pour en finir avec ces dissensions qui ne construisent pas l'Argonne d'aujourd'hui et de demain.
Plutôt que se déchirer pour ces projets coûteux, incompris, dont le coût de fonctionnement sème le doute et la suspicion, pour ces élus, il était plus judicieux et constructif de de se rallier au projet de parc naturel régional pour l'Argonne, lieu de débats, de coordination, de compréhension et de diagnostic. Et donc, à ce jour, nous n'en serions pas à lire des articles désolant pour les argonnais.
Jean-Louis LE HINGRAT
Canouche51
27/04/2012 à 17h20
Quelle bande de clowns dont ils ne sont pas à la hauteur! comportement lamentable de la part d'élus! En 2014 votre affaire sera réglée!