Publié le mardi 14 février 2012 à 10H51 - Vu 53 fois
Des banques financent après d'autres cofinancements.
Les problèmes de trésorerie ou de financement arrivent en troisième position (27 % des sondés) parmi les principales difficultés des entreprises, derrière les hausses de coûts ou les prix des fournisseurs, et la baisse du chiffre d'affaires. Cet ordre des priorités ressort d'un baromètre national de l'Ifop, réalisé pour la CGPME et KPMG (voir infographie). L'échantillon de 403 dirigeants est représentatif de sociétés françaises de 10 à 500 salariés. Dans le BTP, la trésorerie et le financement montent à 44 % dans l'ordre des difficultés.
Pour 28 % des sondés, la situation économique du moment, a clairement un impact négatif sur leurs conditions d'accès au crédit bancaire. Par voie de conséquence, 30 % des dirigeants disent restreindre leurs investissements et leurs demandes auprès des banques. Parmi les entreprises ayant des besoins de financement, 44 % d'entre eux portent sur des investissements. Dans 54 % des cas (en hausse), il s'agit de crédits nécessaires à des investissements de remplacement, ou d'entretien (matériel, locaux, etc). Les crédits pour des investissements d'équipement (véhicules, informatique, etc) représentent 41 % des besoins. Pour de la croissance externe (achats, fusions d'entreprises), les demandes s'élèvent à 28 % (44 % dans le commerce). Indicateur inquiétant, les crédits pour des investissements d'innovation (13 %) sont en baisse. Les crédits à taux fixe (64 %) sont les plus prisés par les sondés. Lesquels sont 46 % à considérer que leur banque « finance avec des frais élevés, ou à des montants plus faibles que souhaités ». Et 25 % d'entre eux considèrent que leur banque « finance seulement après avoir demandé d'autres cofinancements ». Un tiers des dirigeants interrogés estiment que leur banque réduit le montant des crédits octroyés, et les facilités de trésorerie (réduction de comptes courants).
A la CCI de région, on constate qu'il y a moins de demandes d'investissement auprès des banques. « Des entreprises renoncent à présenter des dossiers difficiles » constate le président de l'Observatoire économique. « Le niveau de garanties a été rehaussé. On va vers un changement de modèle ».
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez