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Son livre raconte l'exode des Ardennais en 1940 Le flux et le reflux

Publié le dimanche 31 juillet 2011 à 11H00 - Vu 140 fois


A 20 ans, Joseph Séguinot a fait le chemin inverse des réfugiés ardennais pour s'installer à Charleville.

A 20 ans, Joseph Séguinot a fait le chemin inverse des réfugiés ardennais pour s'installer à Charleville.


Pour son quatrième ouvrage, le Carolo Joseph Séguinot s'est intéressé à l'exode des Ardennais en 1940, au travers des témoignages de huit familles.

JOSEPH SÉGUINOT n'avait que 6 ans, en 1940, lorsqu'il a vu arriver les premiers réfugiés ardennais dans son petit village de Brie-sous-Archiac, en Charente-Maritime. Mais il se souvient encore bien de certains d'entre eux, notamment des enfants qui ont fréquenté la même école que lui, jusqu'à leur retour dans les Ardennes, en 1945.
Des écoliers qu'il a d'ailleurs retrouvés quelques années plus tard puisque Joseph Séguinot, qui vient de signer un ouvrage consacré à l'exode des Ardennais en 1940, présente la particularité d'avoir fait un exode… à l'envers.
« Après mon apprentissage de menuisier, j'ai eu envie de bouger. Un de mes anciens voisins était parti dans les Ardennes après la guerre, avec des réfugiés qu'il avait hébergés. Il revenait régulièrement voir sa famille. Je lui ai demandé s'il n'aurait pas du travail pour moi, là-bas. Il y en avait, bien sûr, avec la reconstruction. Il m'a embauché tout de suite. »
Joseph Séguinot débarque donc à Charleville en 1954. Il a 20 ans. Après son service militaire, il se marie avec la fille de son patron et reprend l'affaire quelques années plus tard.
Surprise
Dans son dernier livre, joliment intitulé « Flux et reflux d'une marée humaine », l'ancien menuisier s'est intéressé à l'exode des Ardennais, au travers des témoignages de huit familles. Une période douloureuse, certes, mais qui a aussi donné naissance à de belles histoires d'amitiés et même d'amour. Illustré de quelques photos d'époque et de dessins de son petit-fils, Etienne Moiny, le livre s'attarde sur le départ précipité de ces familles, à pied, en charrette ou en train, et sur cette longue et harassante errance, parsemée de dangers. Il évoque aussi la surprise d'Ardennais habitués au monde industriel, découvrant brutalement un milieu rural dépourvu de travail et de confort.
Les témoignages des familles rencontrées par Joseph Séguinot sont précis, émouvants et émaillés d'anecdotes.
La dernière partie du livre est consacrée à l'installation de l'auteur dans les Ardennes. Un département qu'il imaginait comme la première étape d'un tour de France qu'il se promettait de faire. Il ne l'a en fait jamais quitté. Sauf pour retrouver sa Charente-Maritime natale, deux à trois fois par an. Le flux et le reflux, toujours…
Bernard GIRAUD

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Les dernières contributions


galite

J'ai annoncé le 15 octobre dans un post censuré aussitot publié que je cessais toute publication dans la mesure où mes commentaires étaient modifiés

01/08/2011 à 22h41

J'ai entendu des rumeurs selon lesquelles tout ou partie des archives ardennaises officielles avaient été transférées à Ste Hermine (Vendée ) lors des 2 guerres ...et nombre de fonctionnaires les avaient suivies, expliquant la présence d'Ardennais sur les terres du vicomte de Villers ...patronymes : "de Mouzon" , "de Singly", ... par exemple .
Qui a des lueurs sur le sujet ?

lanterne

Le réveil cauchemardesque des doux rêveurs.

01/08/2011 à 13h42

C'est comme cela que l'on écrit l'histoire de France par le petit bout de la loupe. Le quotidien suffit à montrer les difficultés ressenties et la réalité du contexte.

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