Publié le samedi 14 juillet 2012 à 11H00 - Vu 95 fois
Le dédale de verdure de laine de Clémentine Treu.
Durant tout l'été, la médiathèque devient galerie d'art : une grande première pour une exposition itinérante d'artistes champardennais.
DEPUIS une semaine, les visiteurs de la médiathèque peuvent déambuler à travers une forêt… constituée de bandes de « tricotin » géant, un labyrinthe, qui envahit l'espace. « Welcome to Fol Bocage », œuvre de Clémentine Treu, invite à un voyage imaginaire dans un dédale de verdure et de laine.
La plasticienne rémoise joue sur les matières et les couleurs pour mieux nous faire voyager dans son imaginaire.
Elle est l'une des quarante artistes, dont 17 nouveaux ont été sélectionnés au printemps 2012, qui ont prêté certaines de leurs œuvres à l'Artothèque de Champagne-Ardenne.
Photos et installations
Avec au total 150 de ces œuvres, l'Artothèque éphémère de l'Orcca est présentée de façon itinérante dans différents endroits de la région, dans des lieux inédits ou éloignés des circuits traditionnels de diffusion. C'est à Cormontreuil qu'à lieu la première sortie, avec six artistes. Outre l'espace tricoté de Clémentine Treu, on peut y admirer les « Coiffes traditionnelles » de Laure Guelle : des photos de femmes portant des coiffes surprenantes, un hommage rendu par l'artiste aux villages et bourgs, « lieux poétiquement désuets » traversés au cours de voyages. Une installation de huit lés de papier peint et de seize photos. Des photos encore, qui racontent des histoires, des émotions esthétiques, dans des décors insolites : celles de Feng Hatat, elle aussi rémoise.
Photos toujours, de paysages transformés, d'éléments manipulés par Thierry Chantegret, qui explore le « Land Art » dans sa série « Skylines ». Peut-on encore appeler « photos » ces images déchiquetées, détruites, entièrement découpées en confettis, d'une photo de vacances à la mer ? Dans « La vie est ainsi fête », une installation d'Anne-Sophie Velly, il y a des non-dits que l'on préfère oublier… Suspendues à leur cintre au plafond, les robes sculptures de tulle brodé, « paysages corporels », de Cristine Ricateau, peintre et plasticienne, évoquent la transparence et la légèreté des corps.
Une exposition pleine de poésie, de délicatesse, une vision esthétique à voir absolument.
A la médiathèque. Jusqu'au 25 août.
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