Publié le mercredi 24 octobre 2012 à 11H00 - Vu 229 fois
Ils ont jusqu'en juin prochain pour monter des projets concrets dans les domaines de la solidarité et de l'environnement. Depuis le début du mois, quatre volontaires du service civique sont au travail à Sainte-Ménehould.
NON, ce ne sont pas les nouveaux policiers municipaux de Sainte-Ménehould. Les quatre jeunes que vous croisez en ville depuis un mois vêtus d'un blouson ou d'un T-shirt bleu marine effectuent leur service civique pour le compte de la commune. D'ailleurs, c'est écrit en lettres majuscules dans leur dos : ils sont volontaires. Pour faire quoi, au juste ?
Deux binômes pour deux grands thèmes
Répartis en deux binômes, les nouveaux volontaires du service civique vont travailler sur deux thématiques distinctes : la solidarité et l'environnement. Ils interviendront en soutien d'associations sur des manifestations et conduiront à bien leurs propres projets. Recrutés au début du mois, ils viennent de passer trois semaines à faire connaissance avec les services de la commune et une partie des associations. On les a vus à la fête du sport et à la bourse aux vêtements et, tout dernièrement, lors des diverses manifestations de la Semaine bleue.
Agés de 19 à 23 ans, ils ont tous grandi à Sainte-Ménehould. Guillaume Lalau est le seul garçon de l'équipe. Après un CAP ossature bois et une formation en imprimerie, il a cherché du travail, sans succès. « J'ai connu l'existence du service civique grâce à la mission locale. Dès la première réunion, j'ai eu envie de faire quelque chose pour aider les autres. A la base, j'étais intéressé par le volet solidarité mais finalement j'ai postulé pour l'environnement. Je ne le fais pas pour l'argent mais pour avoir une expérience que je n'avais pas, celle d'accompagner les autres, de parler aux gens. »
Volubile et expansive, Laurène Darcourt travaille en binôme avec Guillaume.
Cette grande jeune fille de 21 ans n'a pas choisi de faire un service civique pour lutter contre sa timidité. « Personnellement, j'ai déjà la tchatche ! », confie-t-elle. Ce qu'il lui manque, ce sont des ouvertures professionnelles.
Après ses années de lycée à Châlons et un bac fourre-tout qu'elle n'a pas réussi à décrocher, Laurène est partie travailler dans une boutique de prêt à porter de Reims. En intégrant la mission environnement du service civique 2012-2013 de Menou, elle réalise deux de ses objectifs : revenir travailler en Argonne et s'ouvrir de nouveaux horizons.
Quand Elodie Thiebault s'est mise à la recherche d'un emploi, à la fin de ses études, elle a souvent entendu ce reproche : « Vous avez trop de diplômes ». Un comble pour cette jeune ménéhildienne de 22 ans qui peut effectivement se féliciter d'avoir en poche un BEP carrière sanitaire et sociale et un Bac Pro service en milieu rural. Etre « surdiplômé » n'est pas son seul handicap. Réservée, la jeune femme le dit elle-même : elle compte sur le service civique pour « acquérir plus de confiance en moi ».
Expérience et confiance en soi
« J'ai toujours voulu donner de mon temps pour les autres. J'avais envie de faire du bénévolat avec la Croix-Rouge et de partir en Afrique. J'aime découvrir d'autres personnes et de nouveaux horizons. » A l'issue de son service civique sur le thème de la solidarité, Elodie Thiebault compte passer le concours d'aide-soignante. D'ici là, dans le cadre de ses missions, elle aimerait faire de la sensibilisation aux jeux dangereux dans les écoles. Un thème qui devrait également intéresser son binôme, Samantha Rollet.
La benjamine du groupe n'est pas la moins débrouillarde, bien au contraire. Après son BEP carrières sanitaires et sociales, Samantha a enchaîné avec un CAP petite enfance. Son diplôme en poche en juin dernier, elle s'est rapidement intéressée au service civique. « En neuf mois, on verra plein de choses. Et c'est déjà une expérience de la vie active. On est dans une ambiance de travail. » Pour elle, cette mission constituera une expérience concrète à intégrer à son cursus. A l'issue de cette période, elle envisage en effet de se lancer dans un nouveau concours, celui qui permet de devenir ATSEM.
En attendant, elle et les trois autres volontaires sont à pied d'œuvre. Tandis que le premier binôme va aider les associations caritatives qui se mobilisent auprès des plus démunis, le second doit travailler sur la sensibilisation au tri sélectif mais aussi à la rénovation de l'arboretum du parcours santé. Entre leurs missions, les jeunes vont également bénéficier de diverses formations comme une remise à niveau en ce qui concerne l'informatique par exemple. Chaque mois, ils seront reçus par la Mission locale afin de faire le point sur l'évolution de leurs compétences. Pour ce qui est de leur motivation, elle ne fait aucun doute. Reste à maintenant à les voir à l'œuvre.
Stéphanie VERGER
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Les dernières contributions
MelleSam
51
24/10/2012 à 11h58
On ne lache rien :)