Publié le mercredi 09 janvier 2013 à 12H00 - Vu 26 fois
Nicolas Fricoteaux a parlé des difficultés conjoncturelles des territoires ruraux.
2013 sera l'année de la rénovation de l'hôtel de ville et du lancement d'une souscription pour financer les travaux de protection du monument phare de la cité, la collégiale Saint-Laurent.
LA salle des fêtes du chef-lieu de canton, comble jusqu'au balcon, a servi de cadre à la traditionnelle cérémonie des vœux de la municipalité, présidée par Nicolas Fricoteaux, le premier magistrat rostand, avec un support illustré, réalisé par Bertrand Varoquier et Nicolas Jesiorski, projeté par vidéo-projecteur.
Lors des vœux, il a été question de solidarité, d'espoirs et d'initiatives, de projets et de leur financement.
Et d'évoquer la construction d'une maison de retraite de 81 chambres, à l'échelle cantonale, « un formidable espoir qui se concrétise, avec une volonté d'aboutir ». Il s'agit de répondre au vieillissement de la population tout en étant source d'emplois directs (au nombre d'une cinquantaine) et indirects pour les plus jeunes, dans un canton rural de 7 500 habitants.
Des décisions ont été prises pour renforcer son attractivité et son rayonnement. Pour faire connaître toutes ses potentialités, commune par commune, selon un inventaire, un agenda 2013 est disponible dans les mairies et, bientôt, distribué dans chaque foyer. Ce document est accessible à tous.
Monument millénaire en 2018...
Du côté des gros chantiers Nicolas Fricoteaux a largement décrit la rénovation, en cours et à venir, de l'hôtel de ville avec rampe et ascenseur pour les personnes handicapées « avec des normes coûteuses imposées à nos petites collectivités » ou le lancement de travaux de protection d'un élément majeur du patrimoine rostand, en liaison avec la Drac et les Monuments historiques, la collégiale Saint-Laurent qui fêtera son millénaire en 2018, avec un accompagnement programmé de la Fondation du patrimoine et d'une souscription volontaire.
Nicolas Fricoteaux a aussi abordé le problème du chômage qu'il faut tenter d'éradiquer par une politique de formation et d'insertion, des conséquences de la mise en place de nouveaux rythmes scolaires qui ont un coût (entre 100 et 150 € par enfant scolarisé), d'une étude de faisabilité d'implantation d'une maison médicale à Rozoy-sur-Serre, de l'installation d'un relais téléphonique, de l'aménagement des berges de la Serre pour parer les inondations, de la sectorisation du réseau d'adduction en eau potable, vieux de 50 ans, et qui exige des réparations, ou encore des réformes territoriales annoncées qui distendront les liens de proximité actuels...
Il a mis aussi en relief les territoires, selon leur lieu et leur population, qui ne disposent pas des mêmes atouts, pour le financement de projets : « Les aides ne sont pas les mêmes, 128 € par habitant pour les grandes villes, contre 64 pour les communes de moins de 500 habitants. Faites le calcul ! » Ceci, avec d'autres contreparties jugées injustes par Nicolas Fricoteaux : « C'est la double peine. Une population qui souffre plus qu'ailleurs doit aussi financer plus qu'ailleurs les prestations sociales de solidarité qui lui sont nécessaires, 70 M€ dans l'Aisne pour financer le résiduel de la gestion de l'APA et du RSA ».
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