Publié le mardi 10 juillet 2012 à 11H00 - Vu 176 fois
Une majorité de personnes accueillies sont envoyées par l'hôpital. Pourtant, les familles peuvent faire elles-mêmes la démarche.
La résidence Anne-Morgan accueille les personnes âgées en attente d'une solution durable. Il n'existe que deux établissements comme celui-ci dans l'Aisne.
L'ACCUEIL des personnes âgées relève parfois du casse-tête pour les familles. À partir de quand ne sont-elles plus autonomes, quelle structure choisir, comment va-t-on payer ? Parfois, l'urgence impose qu'un parent soit placé dans une structure adaptée. Il existe, à Soissons, une solution qui permet de prendre son temps pour trouver la meilleure solution.
La résidence Anne-Morgan, rue Charpentier, accueille de façon temporaire les personnes de plus de 60 ans, le temps d'une sortie d'hospitalisation, dans l'attente d'une entrée en établissement ou pendant les repos ou l'indisponibilité d'un aidant.
C'est le seul établissement de ce type à Soissons ; il en existe seulement deux dans l'Aisne. L'hôpital ou les Ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées) envoient généralement le public. Une majorité vient à la suite d'une hospitalisation.
La résidence est globalement mal connue et il arrive que celle-ci connaisse des périodes creuses. Un comble quand on sait les difficultés à trouver un placement de nos jours.
Cette petite résidence, gérée par l'Amsam (Association médico-sociale Anne-Morgan), se situe en centre-ville. Ce qui permet aux résidents d'aller au marché, chez le coiffeur ou au restaurant avec des visiteurs sans prendre les transports. Elle se compose de onze chambres, trois doubles, huit individuelles, soit quatorze places.
La moitié repart chez eux
Du personnel est présent 24 heures/24. L'on peut y séjourner trois mois, renouvelables une fois. Le tarif à la journée (78,66 €) comprend la restauration et le matériel pour incontinence.
Les résidents peuvent conserver leur médecin, leur infirmière ou leur kiné. « Il n'y a pas de médecin imposé et c'est très apprécié », souligne Chistelle Roux, infirmière responsable.
La résidence accueille une majorité de femmes (77 % l'an dernier) ; la moyenne d'âge est de 85 ans. Un tiers des personnes sortantes partent en institution, 54 % reviennent chez eux. Le maintien à domicile se développe d'autant plus que les pensions perçues par les veuves, notamment, ne permettent pas toujours d'aller en maison de retraite, « mais arrivé à un moment, ce n'est plus gérable », souligne Alain Boudraa, responsable à l'Amsam.
I.B.
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