Publié le samedi 08 août 2009 - Vu 47 fois
« La célèbre voûte sera rénovée par l'une des cinq équipes désignées pour le test qui commencera le 10 août », indique Eric Quénard.
Christian LANTENOIS
LE 10 août 2009 entrera dans l'histoire des Halles du Boulingrin, entamée officiellement en 1927. Lundi, en effet, cinq équipes vont s'attaquer à un test de rénovation du béton de quelques semaines, qui permettra aux commanditaires - la Ville et l'État - de lancer les travaux cet automne.
L'intérêt des Halles de Reims est à la fois architectural et technique. En 1927, Émile Maigrot et Eugène Freyssinet ont livré à la Ville un édifice dont la voûte de béton a repris la forme en vigueur à la gare et accessoirement sur la BA112.
Leur idée était de créer une nef lumineuse, un véritable « vaisseau » dont la couche de béton armé était la plus mince possible malgré le volume.
Effectivement, une fois sous cette voûte, on est impressionné malgré soi.
Jusqu'en 1989, les Halles ont abrité le marché couvert, qui apportait une vie au quartier. Lequel s'est endormi pendant près de 20 ans, notamment à cause du classement au titre des Monuments historiques par l'ancien ministre de la Culture, Jack Lang. A l'époque, l'équipe de Jean Falala pensait les raser et y installer le centre des congrès. Les élus ont été pris de court et le centre des congrès a migré vers le canal.
Cette fois, ça y est
Pendant longtemps, ces halles ont alimenté le débat, mais elles ont été très nettement défendues par l'Amic'Halles de Pierre Longuet, mais plus encore par les restaurateurs qui ont cru dans une renaissance du quartier.
Cette fois, ça y est. Cinq équipes vont donc se disputer le marché au cours d'un test grandeur nature. Chaque équipe aura sa travée intérieure et sa partie en façade, et proposera sa technique de rénovation. Les travaux dureront un mois. Ensuite, on laissera sécher pendant deux autres mois.
Une fois la meilleure solution et l'entreprise choisies, les travaux pourront commencer officiellement. La livraison d'un marché couvert semi-permanent est fixée dans l'année 2012.
D'après le premier adjoint Éric Quénard, les futurs occupants ne sont pas encore désignés, mais il y a fort à parier que les commerçants du Boulingrin d'aujourd'hui seront sans doute ceux de demain.
Avec un « bonus » : il sera possible d'ouvrir le marché sur l'extérieur, notamment dans la rue du Temple piétonnisée.
Vivement 2012 !
J.-F. SCHERPEREEL
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