Publié le vendredi 05 février 2010 - Vu 149 fois
15 millions d'euros : tel est le montant de l'enveloppe budgétaire allouée par l'Etat pour la rénovation du centre ancien de Sedan. Une manne inespérée pour Sedan qui a eu la chance de voir son dossier de candidature validée au PNRQAD (Plan national de requalification des quartiers anciens dégradés) instauré par la loi du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et pour la lutte contre l'exclusion.
Après douze années d'Opérations programmées d'amélioration de l'habitat, près de la moitié des immeubles anciens ont pu être réhabilités, mais de nombreux chancres résistent encore.
Depuis longtemps tous les acteurs locaux s'accordent à dire que le cœur ancien de la cité de Turenne mériterait une mise en valeur générale comme l'a démontré l'obtention du label « Ville d'art et d'histoire ».
« Je suis vraiment satisfait » commente Didier Herbillon, maire, qui a appris la nouvelle, mardi soir, à Paris, lors d'une rencontre avec Benoît Apparu, secrétaire d'Etat au Logement qui réunissait les douze villes retenues : « j'espérais une aide entre 5 et 10 millions d'euros, alors 15 millions qui est l'enveloppe maximale, c'est vraiment très bien ».
Jusqu'en 2016
Mais l'Etat ne serait, a priori, pas seul à intervenir. La commune envisage de faire appel à la participation des collectivités territoriales, Département et Région, et pourrait aussi mettre plusieurs millions dans le pot commun « pour faire fructifier le capital de départ de l'Etat », selon le maire.
L'année 2010 sera essentiellement consacrée à l'élaboration d'un projet global pour tout le périmètre du centre ancien, en incluant les deux châteaux. Une grande première. « Il s'agit d'un dossier complexe aux multiples facettes et qui nécessite un plan d'ensemble cohérent que nous allons confier à un assistant à la maîtrise d'ouvrage extérieur, via un cabinet spécialisé », précise le maire de Sedan.
Une phase d'étude qui représentera plusieurs mois de travaux et sera suivie de la signature de conventions avec l'Etat, prévue obligatoirement avant fin 2010, ce qui reporte le début des travaux à 2011.
« C'est un grand chantier qui s'annonce et va s'étaler jusqu'en 2017 », conclut Didier Herbillon qui ne cache pas, malgré cette heureuse perspective, une certaine appréhension devant les inévitables embarras de circulation que va générer cette mue urbaine à grande échelle qui débutera en même temps que celle du quartier du Lac et du faubourg du Ménil !
D.B.
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