Publié le mardi 10 août 2010 à 10H00 - Vu 30 fois
Les claquettes américaines ? C'est du sport !
« Step step stamp ! » Des ados s'efforcent de suivre les explications de Chantal Minard. Ceux qui ont vu les films de Fred Astaire et Gingers Rogers se souviennent de l'apparente facilité avec laquelle les danseurs enchaînaient les « routines » (combinaisons de pas de base). Facilité toute relative ! Les claquettes américaines, qui transforment les pieds en instruments de percussion, font appel, certes, au sens du rythme, mais aussi à l'équilibre, à la concentration, à la mémoire.
Bon pour le moral
« On commence par l'apprentissage des pas de base, puis des routines, qu'on accole les unes aux autres, comme un texte, pour déboucher sur une véritable chorégraphie », explique Chantal. Munis de chaussures aux talons et pointes renforcés de gros fers, les ados s'appliquent à reproduire les pas de l'animatrice.
Nées à La Nouvelle-Orléans vers 1880, les claquettes ont permis aux immigrés irlandais et aux esclaves noirs nouvellement libérés de communiquer en dansant, avec pour seule musique le bruit de leurs pieds frappant le sol. « C'est une danse qu'on peut pratiquer seul et toute sa vie, une bonne thérapie d'équilibre et d'énergie », ajoute Chantal.
« Les claquettes, c'est physique, ça fait un peu mal aux genoux ! », avoue Antonin. A la fois danse et sport, les claquettes sont bonnes pour le mental et le moral : « Les neurones sont joyeux ! On envoie balader ses soucis ! » Et les danseurs repartent pour d'autres « tap » et « stomp »…
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