Publié le mardi 11 mai 2010 à 11H06 - Vu 65 fois
Reims ne figure plus parmi les dix premières villes de plus de 100 000 habitants les plus chères.
Reims ne figure plus parmi les dix villes françaises de plus de 100 000 habitants les plus chères de France. Largement distancée par Nice ou Marseille, elle est passée sous la barre des 2 000 € du m2, en 2009, pour les appartements anciens. Un indicateur précieux dans un département où cette ville concentre 71 % des ventes. Les prix sur ces biens ont chuté de 9,3 %, alors que la baisse n'a été « que » de 7 % sur la Marne.
Reims avait déjà décroché du peloton de tête en 2008, se retrouvant alors en 15e position nationale (hors Ile-de-France). Après avoir anticipé un « effet TGV » qui ne s'est pas produit sur l'immobilier rémois, les prix ont davantage baissé que sur la moyenne nationale. Les notaires miseraient plus volontiers sur un effet tramway, à compter de sa mise en service en 2011.
Devancée par Amiens (2 000 € du m2), Reims se rapproche maintenant de villes comme Dijon (1 991 €) et Orléans (1 880 €). Dans la région, elle reste un peu plus chère que Metz (1 762 €). La principale ville de la Marne demeure toutefois la plus chère du département, le prix des appartements anciens étant de 1 840 € du m2 en moyenne.
Le centre-ville a toujours la cote
A Châlons-en-Champagne (10 % du marché), ils se sont maintenus à 1 565 € du m2. Soit une baisse des prix de 0,7 % seulement. Pour une maison ancienne, comptez 217 500 € en moyenne sur la ceinture rémoise. C'est le prix à payer pour une maison de six pièces et plus, sur un terrain de 379 m2. A Bétheny, vous trouverez moins cher (176 600 €), Cormontreuil restant un cran au-dessus (238 700 €). Si les prix restent plus élevés que sur la moyenne départementale (169 700 €), la ceinture rémoise est le secteur géographique où les prix ont le plus baissé en 2009 (-15,5 %).
Par quartiers, le centre-ville continue d'afficher les prix les plus élevés, malgré une baisse de 4 % l'année passée (-20 % en 2008). Les secteurs de la rue des Moissons et de Saint-André ont plutôt bien résisté à la crise (-6 %), alors que les quartiers de Cernay, Jean-Jaurès et Courlancy ont « décroché » (-14 %), selon Me Gauthier, notaire à Reims. « L'heureuse surprise » viendrait de Clairmarais, un quartier qui a repris des couleurs (+1 %), après avoir plongé à -10 % en 2008. Mais le faible nombre de transactions tend à relativiser la portée des chiffres. En terme de prix, le quartier de La Neuvillette reste en queue de peloton.
Repères
Reims figurait encore, en 1998, à la quatrième position pour les villes les plus chères de France dans les appartements anciens. A 1961 € du m2, elle est aujourd’hui largement distancée par Nice (3403 € du m2), Lyon (2663 €), Lille (2437 €), Marseille (2369 €), Bordeaux (2340 €), Montpellier (2245 €), Nantes (2242 €), Strasbourg (2238 €), Toulouse (2237 €), Rennes (2039 €).
Dans la Marne, le prix moyen des appartements anciens s’élève à 1840 € du m2. Soit 117900 €. L’évolution des prix est de +22,1 % sur cinq ans et de 75,6 % sur dix ans. Les appartements les plus vendus sont les trois pièces.
Dans les Ardennes, le prix moyen des appartements anciens est de 1119 € du m2. Soit un prix de vente moyen de 80300 €. Ce qui correspond à une évolution des prix de +14,6 % sur cinq ans et de +58,7 % sur dix ans.
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