Publié le lundi 01 août 2011 à 12H34 - Vu 78 fois
Alors, qui est impatient de rejoindre une intercommunalité ? (Ici, une réunion du conseil communautaire de la communauté de communes des Portes de Champagne).
SEZANNE (Marne) Sur les 10 communes du Sud-Ouest marnais qui n'ont pas rejoint une intercommunalité, la moitié n'a pas encore délibéré au sujet de la réforme territoriale. Quatre autres acceptent un rattachement sous conditions. Il reste aussi un irréductible.
PAS vraiment pressés les indépendants du Sud-Ouest marnais. Les communes du département avaient théoriquement jusqu'au 31 juillet pour donner un avis quant au projet de la future carte des intercommunalités présentée par le préfet. Une absence d'avis valant pour une approbation.
Un avis à la rentrée
Un avis, favorable ou pas, passant par une délibération des conseils municipaux, est bien plus qu'une simple opinion.
Pour les communes qui ne sont pas encore rattachées à une communauté de communes, cette délibération fait quasiment figure de feuille de route pour les années à venir.
Et force est de constater que parmi les 10 communes encore indépendantes dans le Sud-Ouest marnais, beaucoup disent n'avoir pas encore délibéré. « Nous en parlerons lors d'un prochain conseil municipal, indique Rachel Tassard, maire de Saint-Quentin-le-Verger, même si nous avons déjà abordé ce sujet plusieurs fois. »
Même chose à un saut de puce de là : « Nous déciderons en septembre ou octobre, assure Jean-Baptiste Seguin, maire de Chantemerle, nous prendrons une position en fin d'année, on a encore le temps. »
Parmi les communes indépendantes qui n'ont pas encore délibéré, on trouve également Mondement, Baudement ou Escardes.
« On va en discuter, on délibérera en septembre », note François Curfs, maire d'Escardes.
Les cinq autres communes du secteur pas encore rattachées à une communauté de communes ont délibéré.
A une exception prêt, elles ne sont pas opposées à leur adhésion à une intercommunalité. Reste à savoir, à quelles conditions.
La fiscalité inquiète
Le conseil de Mœurs n'est pas contre une adhésion à la communauté de communes des coteaux Sézannais, mais aurait voulu finir son service d'assainissement non collectif avant d'y entrer.
Linthes penche plutôt vers Sézanne, alors que le projet la rattache à Fère-Champenoise.
Le Gault-Soigny, « ne demande pas à adhérer à un EPCI mais est conscient de l'obligation qui lui est faite de répondre aux objectifs de la loi actuelle. Le conseil émet des réserves en raison des conséquences financières à l'encontre des citoyens ».
Situation comparable à Connantre, qui pourrait rejoindre la communauté de communes du Sud-Marnais : « Le conseil a émis un avis défavorable en raison des aspects fiscaux et du manque de souplesse dont nous disposons », indique Michel Jacob, maire de Connantre.
Reste un irréductible : le maire de Rieux Jacques Guérin, qui est très clair, il ne souhaite pas du tout rejoindre la communauté de la Brie-Champenoise. « Rieux dit non à l'adhésion », écrivait-il dernièrement.
Jacques Guérin est contre la dissolution du syndicat de Bonneval (eau), et rappel à qui veut l'entendre que, « l'ancien président du conseil général Albert Vecten avait offert aux maires un arrêté de 1790 définissant les contours de la Marne avec six districts et 73 cantons. Voici ce qui vient d'être recréé ».
Voici un indépendant qui fait quasiment figure de rebelle.
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