Publié le mardi 12 juillet 2011 à 08H03 - Vu 376 fois
Les quatre étudiants rémois sont au Bénin pour encore trois semaines.
Quatre étudiants en médecine de Reims (Mélanie, Lucie, Marion et Corentin) ont monté un projet humanitaire, depuis octobre 2010, au Bénin, dans la commune de Grand Popo. Avec l'association partenaire Planète et Développement, affiliée à Rencontres interculturelles de Reims, ils veulent construire une salle d'accouchement, créer une pharmarcie communautaire, avec des dons de matériels médicaux, paramédicaux, de livres...
Ils vont, chaque semaine, nous raconter leurs aventures, pendant un mois.
Premier épisode
« Le 4 juillet, départ pour Cotonou. Nous touchons le tarmac à 20 heures, heure locale. La nuit est déjà tombée. A l'ouverture des portes de l'avion, la chaleur moite s'abat sur nous. Quelques litres de sueur plus tard, nous sommes enfin autorisés à rejoindre Wilfried, notre contact. Le fouillis continue à l'extérieur de l'aéroport avec notre taxi brousse : à 6 dans une 505 Peugeot avec 250kg de bagages entassés dans le coffre (fermé par un élastique), sur le toit et sur nos genoux !
Les motards sans casque se serrent à trois sur leur « zem » (mobylettes locales) et nous frôlent de quelques centimètres, le voyage n'est pas de tout repos.
Arrivés à minuit trente à Hêvê, nous avons l'heureuse surprise d'être accueillis selon les coutumes par nos hôtes et le comité de gestion du dispensaire où nous travaillerons.
Le lendemain, nous nous rendons compte que notre famille d'accueil nous a prêté ses lits tandis que eux dorment à même le sol.
En visitant le dispensaire, grande surprise, une salle est inutilisée et le reste est dans un état vétuste. Dans une même pièce, malades et femmes enceintes se côtoient.
La nuit tombée, nous sommes déclarés citoyens de Grand-Popo et rebaptisés selon notre jour de naissance : Amele, Amelio, Baï, Quasi. Au matin du troisième jour, un vieux sage du village vient bénir notre construction en sacrifiant du sorabi (vin de palme à 50 degrés), du Coca-Cola et du gin.
Les travaux commencent et la population se mobilise. Sur le chantier, les grand-mères portant des briques de 15kg sur la tête croisent des enfants chargés de sable, même les femmes enceintes sont à la tâche.
Dans ce cadre, nous sommes très heureux de travailler avec eux malgré nos courbatures. L'avancée des travaux est très rapide et au cinquième jour, les fondations sont presque finies grâce aux ouvriers qui travaillent sans relâche de 8 à 18 heures, 6 jours par semaine.
Nous sommes enchantés de cette première semaine en terre béninoise et apprécions les valeurs de l'entraide et de l'hospitalité. Malgré le manque de moyens de la population, la joie de vivre se lit sur tous les visages. »
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