Publié le mercredi 25 avril 2012 à 11H00 - Vu 278 fois
Jean Tomaselli : « On impose un produit sur lequel on n'a aucun recul au détriment de la sécurité. »
L'utilisation du perchloréthylène pourrait être bientôt interdite dans les pressings. Un projet contesté par le Soissonnais, Jean Tomaselli, président de la FNET.
C'EST le produit le plus utilisé pour le nettoyage à sec. Le perchloréthylène, plus communément appelé perchlo, pourrait disparaître de la carte des pressings.
C'est en tout cas le souhait des ministères de la Santé et de l'Ecologie.
Ce produit serait dangereux pour la santé des usagers, salariés et riverains, d'après plusieurs associations, lesquelles ont largement œuvré pour son retrait.
Les professionnels auront jusqu'en 2022 pour changer de matériel. Les machines fonctionnant avec ce produit et âgées de plus de 15 ans seront interdites dès 2014.
C'est le cas du pressing de Jean Tomaselli, installé depuis 1999, place Fernand-Marquigny, à Soissons. Il a déjà demandé des devis.
Ce n'est pas le fait d'investir dans un équipement neuf qui le chagrine, mais l'utilisation de solvants alternatifs, le siloxane D5 ou le KWL, un hydrocarbure. « On va remplacer le perchlo, qui est ininflammable et dont la dangerosité pour la santé n'a pas été prouvée, par des solvants inflammables. Ça peut être très dangereux. »
Pour le nettoyage à sec, les vêtements sont trempés dans du solvant, lequel est ensuite nettoyé par distillation à 130°. « Il y a des dizaines de litres dans la machine. On sera obligé d'aller au-delà du point d'éclair, c'est-à-dire de la température à partir de laquelle le produit s'enflamme. S'il y a la moindre fuite, ça peut exploser. On n'aura pas le droit à l'erreur. »
« Aucun recul »
Contrairement aux nouveaux solvants, le perchlo a une odeur très singulière qui ressemble à du trichlo. Le pressing de M. Tomaselli a subi plusieurs contrôles, à la suite de plaintes du voisinage du voisinage. Des capteurs d'air ont été posés. Il a finalement eu gain de cause. « On nous oblige à contrôler les émanations qui ne doivent pas excéder 0,2 % par kg, explique-t-il. C'est insignifiant. Avec le matériel d'aujourd'hui, on utilise quatre fois moins de produit qu'avant. J'ai ici une ventilation qui renouvelle dix fois le volume l'air toutes les heures. »
Jean Tomaselli est président de la Fédération nationale de l'entretien des textiles (FNET), plutôt minoritaire dans la profession sur cette question. « On impose un produit sur lequel on n'a aucun recul au détriment de la sécurité. On ne garantit pas qu'il a les mêmes qualités que le perchlo et surtout qu'il n'a pas les mêmes défauts. » De nombreuses études sur le D5 existent. Le Canada avait un temps envisagé de l'interdire en raison de sa nocivité présumée pour l'environnement avant de conclure très récemment qu'il n'en était rien.
Les tout nouveaux pressings sont déjà équipés de machines fonctionnant aux D5.
I.B.
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Les dernières contributions
ecrisnousvite
25/04/2012 à 18h11
Les gérants de pressings qui ont changés de machine sont très heureux et ils ne s'intoxiquent plus !!! Le départ du perchlo est bénéfique pour tous. Beaucoup de pressings sont à vendre pour cause de santé, les études ne manquent pas, le cas de ma Maman n'est pas unique, beaucoup de gens, employés ou voisins ont du perchlo dans le sang et ce n'est pas normal. La vrai question comme le dit Mr Cicolella c'est : "la question de la certitude scientifique et de la prise de décision"
ecrisnousvite
25/04/2012 à 17h05
J'en profite pour dire à quel point je trouve irresponsable les propos tenus par cet individu dans cet article. Il suggère de continuer à utiliser un produit toxique pour lui, pour ses employés, pour ses voisins en disant que "« On va remplacer le perchlo, qui est ininflammable et dont la dangerosité pour la santé n'a pas été prouvée, par des solvants inflammables. Ça peut être très dangereux. ». Je doute que ses compétences en toxicologie soient suffisante pour affirmer de telles choses, cela dit je ne suis pas étonné, et c'est la raison pour laquelle le ministère de la santé prends dans l'urgence des mesures de protections des voisins et employés de pressing. Si Mr Tomaselli avait été le voisin de ma maman, elle n'aurais pas eu plus de chance qu'avec Mr Daniel Monfray, pauvres voisins...
ecrisnousvite
25/04/2012 à 17h05
Bonjour, je suis Frédéric BERNARD, ma maman José-Anne BERNARD a été voisine d'un pressing pendant 23 mois, elle est morte. L'autopsie a révélée la présence de perchloroéthylène dans tous ses organes; coeur, cerveau, foie reins, bile, graisses, sang, peau, etc, saut dans l'estomac. Le gérant du pressing a été mis en examen pour homicide involontaire. Notre association compte de nombreux adhérents voisins ou employés de pressing. J'invite donc les voisins du pressing de Jean Tomaselli à contacter l'association ADVEPP. Nous pouvons effectuer des mesures pour vérifier la présence de perchlo dans les appartements des voisins de ce pressing. Au delà de 1250 microgrammes, le pressing sera fermé le temps que Mr Jean Tomaselli choisisse la solution alternative qui lui plaira.
Franck Alleron
Soissons
25/04/2012 à 15h29 | 1
pas d'études???
et celles-ci:
http://www.ineris.fr/dossiers-thematiques-ineris/520
plus particulierement
http://www.ineris.fr/centredoc/INERIS-DRC-07-85296-09788C-5.pdf