Publié le mercredi 08 février 2012 à 12H00 - Vu 55 fois
Au collège d'Hirson, lors des répétitions avec Serge Keuten : difficile de distinguer les élèves !
Le 18 février, le spectacle « Arc-en-ciel » permettra à de jeunes pensionnaires de l'Impro de La Neuville-Bosmont de se mêler à l'Eden aux élèves de la Segpa.
«REGARDEZ bien, est-ce que vous arrivez à les distinguer », interroge Eric Loquet, directeur de la section Segpa du collège d'Hirson.
Dans une salle du collège Cobast, les élèves répètent le spectacle Arc-en-ciel, qui sera présenté, le samedi 18 février, à 20 heures, à la salle de l'Eden. Ces élèves sont encadrés par Serge Keuten, chorégraphe réputé basé à Chauny.
Et ces élèves sont issus de la section Segpa du collège d'Hirson, mais aussi de l'Impro de La Neuville-Bosmont (l'un des établissements de la fondation Savart). Un projet accompagné aussi par certains élèves de la section Ulis (unité localisée pour l'inclusion scolaire) de ce même collège.
Projet d'ensemble
Bien difficile en effet de distinguer, lorsqu'ils travaillent ensemble, les élèves, suivant l'appartenance à leur établissement.
Très concerné par la cause du handicap et son implication dans la vie « ordinaire », très impliqué dans ce projet, initié, il y a quelques années, par Marie-Line Declerck (ex-responsable de la Segpa), Eric Loquet constate, avec grande satisfaction, et grâce au travail de Serge Keuten, l'osmose, sur le plan de la danse, entre les élèves des deux établissements.
Mis en place en 2009/2010, ce partenariat entre les deux établissements débouche ainsi sur un projet d'ensemble, artistique (avec une partie arts plastiques) et culturel (la chorégraphie), qui s'est étalé sur deux ans, et financé par le conseil général, l'agence régionale de santé (Ars) et la fondation Savart.
Un financement qui sert surtout à rétribuer les apports des deux intervenants extérieurs : MM. Keuten et Noblet (pour les arts plastiques).
Un projet qui concerne les mêmes élèves sur deux ans, pour une meilleure continuité des actions, et dont les répétitions se déroulent tous les mardis de 15 à 17 heures.
Un déclencheur ?
Eric Loquet commente : « Elèves, enseignants, encadrants des deux établissements, ce projet nous oblige à nous investir. »
Les motivations de ce projet sont donc le rapprochement de deux mondes qui s'ignorent facilement : « Notre but c'est d'inclure les handicapés dans le monde « ordinaire ». On espère être un déclencheur. Cet engagement artistique permet de gommer ces différences, afin de faire progresser la cause du handicap. C'est à la société de s'adapter à eux, et non le contraire. »
Eric Loquet cite la loi de 2005 sur le handicap, qui prône le droit à l'éducation, à un projet de vie. Eric Loquet poursuit : « Chacun apprend de l'autre. »
La prestation aura donc lieu, le 18 février, à 20 heures à l'Eden.
Des répétitions sont prévues les 15, 16 et 17, toujours à l'Eden. « Nous devons prendre plus de temps », reconnaît encore Eric Loquet, en raison de la spécificité de ces jeunes acteurs.
Michel MAINNEVRET
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