Publié le samedi 29 mai 2010 à 09H45 - Vu 476 fois
Des locaux trop délabrés ne facilitent pas la venue d'étudiants sur Reims. Mais Richard Vistelle est serein quant à l'avenir de l'Urca.
IL a beaucoup été question de l'université de Reims jeudi soir au conseil municipal. Et là, pas de bataille de chiffres entre l'opposition et la majorité : les élus de tous bords ont tiré la sonnette d'alarme et ont accusé le président, Richard Vistelle, de faire du surplace.
« Cela fait deux ans que le président doit choisir son lieu de développement. Un jour il dit oui, un autre il dit non. La reconstruction coûterait 300 millions d'euros, et il a l'accord de la caisse des dépôts », a lancé Jacques Meyer, visiblement ulcéré par cette situation.
La question a été soulevée au moment du vote de la convention liant l'Urca à la Ville. Catherine Vautrin a fait état d'un audit sur la sécurité des campus, réalisé par l'Université. « Deux types de problèmes se posent : plutôt matériels sur le site du Moulin de la Housse ; liés à la sécurité des personnes sur le site Croix-Rouge. Il faudrait une protection des bâtiments demandée à l'Etat ; la sauvegarde des données demandée à la Région et pour la Ville, de l'éclairage, pose de grillages, caméras de surveillance, alarmes des bâtiments, le tout pour 360 000 euros. »
Reims bientôt « nulle part » ?
Jacques Meyer, qui n'avait pas connaissance de cet audit, a tout de même enfoncé le clou : « Pour aller à la bibliothèque Sorbon, une des plus belles de France, on passe devant une ruine, taggée. L'insécurité physique accompagne la dégradation des locaux. Mais nous n'avons pas de réponse de l'université. »
Suite au vote d'une autre convention, cette fois avec l'Esiec, Jean-Marie Beaupuy en « remettra une couche », en signalant le devenir en pointillé de l'école d'emballage, une des premières de France, qui souffre aussi d'une dégradation de ses locaux.
Rien ne va plus à l'université rémoise, qui doit faire face à un avenir incertain et se regrouper avec d'autres pour lutter avec les « mastodontes » à l'échelle européenne qui se profilent. « Nous tentons un rapprochement avec Amiens, mais ça coince avec des IUT, notamment celui de Troyes. Si on ne fait rien, Reims ne sera nulle part », poursuit Jacques Meyer, appuyé par Serge Pugeault, qui enseigne à Croix-Rouge. « C'est bien la peine qu'on tente de sauver nos masters et autres enseignements de haut niveau, si les étudiants ne viennent pas à cause de locaux vétustes et de l'insécurité… »
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