Publié le mardi 20 décembre 2011 à 12H00 - Vu 112 fois
1.285 m2 de bâtiments accueilleront les élèves de primaire et maternelle des 11 communes du Sivu.
VOUZIERS (Ardennes) Lors de la pose de la première pierre du Pôle scolaire du Monthoisien, une ouverture de l'établissement (au mieux) dès janvier 2013 a été annoncée. La satisfaction était partagée.
PRÉSIDENT du Sivu du Monthoisien, gérant l'école, conseiller général du canton et maire de Saint-Morel, Thierry Deglaire a logiquement orchestré la cérémonie de la pose de la première pierre du Pôle scolaire monthoisien, samedi.
Le projet chiffré à 3,8 millions d'euros HT, s'étend sur 1,08 ha en bordure de Monthois, mais sur un terrain de la commune de Challerange, acheté un euro symbolique.
Là, 1.285 m2 de bâtiments accueilleront les élèves de primaire et de maternelle des 11 communes du Sivu, toutes appartenant au canton : Sugny, Mont-Saint-Martin, Liry, Marvaux-Vieux, Aure, Ardeuil et Montfauxelles, Manre, Séchault, Brécy-Brières, Monthois et Saint-Morel.
Les locaux seront composés de sept classes, avec une possibilité d'ajout de deux autres, une salle informatique, une bibliothèque, une salle d'évolution et une salle de restauration prévue avec deux services.
Thierry Deglaire a rappelé que sur onze lots constituant la construction, dix avaient été attribués à des entreprises ardennaises, le onzième restant infructueux.
La rentrée est prévue pour janvier 2013, car les travaux, sauf imprévu, devraient être achevés en décembre 2012.
En plus d'un effort financier des communes, il a fallu monter un plan de financement important, rappelé par le président du Sivu : 1,3 million d'euros du conseil général, 400.000 de la Région via la 2C2A, 725.850 de l'État, en espérant une aide de l'ADEME, s'agissant d'un bâtiment basse consommation (BBC).
9 millions d'euros pour l'Argonne
Thierry Deglaire a ensuite cédé la parole à ceux qui avaient signé un parchemin, conservé dans le muret pour les générations futures.
Auparavant, Paul Poncin, maire de Monthois, avait accueilli ses hôtes, se félicitant des « gros efforts budgétaires permettant de donner toutes les chances pour l'avenir de nos enfants ».
Le président du conseil général, principal financeur, a longuement pris la parole. Après une parole pour Patrice Groff, l'initiateur du projet aujourd'hui disparu, pour qui chacun aura eu une pensée, Benoît Huré a expliqué que plus de trente pôles scolaires étaient en cours dans les Ardennes.
« Il s'agit d'une particularité en France : une politique volontariste de soutien à l'enseignement primaire et maternelle en milieu rural. Si les villes perdent des habitants, les cantons ruraux de l'Argonne, du Porcien, de Thiérache, des Crêtes ou d'ailleurs en regagnent et il faut adapter le service au public. »
« Tirer dans le même sens »
Comme souvent, le président du conseil général a rappelé l'importance (ou le poids) budgétaire du social et des politiques de solidarité envers les plus fragiles : « En 2010, pour les 18.000 habitants des cantons de l'Argonne, le conseil général a versé plus de 9 millions d'euros. En 2011, on est déjà au-delà. »
Benoît Huré a conclu : « Pour moi, l'Argonne a un avenir, comme tous les territoires du département. Nous vous accompagnerons sur les investissements d'avenir. »
Le sénateur Marc Laménie a rappelé qu'il se trouvait « il y a quelques semaines à l'inauguration du Pôle scolaire de Liart, ce qui montre qu'aux quatre coins du département, des investissements sont portés. C'est aussi la preuve de l'utilité d'un Sivu, au moment où l'on parle des syndicats intercommunaux. »
Jean-Luc Warsmann, député, a salué « un choix de courage et un choix d'avenir ». « Quand on lit à propos du conseil général qu'on parle du maintien du budget de fonctionnement pour développer l'investissement, c'est un peu abstrait. Là, c'est concret. […] Cela montre aussi que dans les Ardennes, on sait s'unir et tirer dans le même sens. »
Joël Dubreuil, sous-préfet, a souligné qu'entre 15 et 20 % de l'enveloppe de dotation d'équipement des territoires ruraux étaient consacrés aux pôles scolaires.
Le représentant de l'État n'a pas manqué de saluer « le travail partenarial ».
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