Publié le jeudi 31 mai 2012 à 11H00 - Vu 60 fois
Au Ve siècle, Clovis était encore païen lorsque son armée pilla beaucoup d'églises, dont celles de Soissons. Il avait promis à son épouse, Clotilde, chrétienne, de se convertir s'il remportait une victoire contre l'empire romain. Ce qui fut fait. L'évêque spolié, sans doute Saint-Remi, évêque de Soissons, demanda la restitution d'un vase, vraisemblablement en terre cuite, peut-être couvert de pierres précieuses. « Suis-nous jusqu'à Soissons car c'est là que tout le butin sera partagé », répondit Clovis à l'émissaire de l'évêque, d'après Grégoire de Tours dans son Histoire des Francs. Arrivé à Soissons, il demanda à ses soldats de lui rendre. Seulement, l'un d'eux frappa le vase de sa hache en criant : « tu ne recevras que ce que le sort te donnera ». Un affront que Clovis ne vengera qu'un an plus tard, lors d'un passage en revue des armées. Après avoir reconnu ce soldat, il lui demanda de nettoyer ses armes. Une fois penché, le premier roi des francs lui asséna un coup de hache mortel à la tête en disant : « Ainsi as-tu traité le vase de Soissons. » La légende était née.
Nouvelle brochure « laissez vous conter le vase de Soissons », disponible gratuitement à l'office de tourisme.
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