Publié le mardi 07 décembre 2010 à 12H00 - Vu 637 fois
La qualité du service n'a pas été très bonne au mois de novembre sur la ligne Paris-Saint-Quentin, concède la SNCF.
IL n'a pas ménagé sa plume pour écrire au président-directeur général de la SNCF et dénoncer ce qu'il qualifie de « scandale picard ». Le docteur Yves Kaufmant, chef de service de l'Établissement public de santé mentale départementale de l'Aisne (EPSMDA) à Prémontré, excédé par les suppressions de trains sur la ligne Paris / Saint-Quentin le matin, et plus particulièrement le midi, a donc a adressé une missive des plus acerbe à Guillaume Pépy, le 29 novembre. Il y fait part de son indignation face au mauvais fonctionnement de cette ligne dans les deux sens.
Une perturbation dont ses collaborateurs parisiens, qui se rendent au travail à l'hôpital de Prémontré avec des arrêts aux escales de Compiègne, Chauny et Tergnier ; et ses confrères picards, se déplaçant parfois à Paris pour y suivre des formations, sont victimes depuis plusieurs années, explique-t-il. Et lui-même très certainement.
Or les explications avancées par la SNCF, autrement dit la survenue répétitive de travaux sur les voies, ne le convainquent pas. « J'ai moi-même vérifié : cela m'a permis de constater que les travaux en question étaient le plus souvent de type « RTT », c'est-à-dire que personne ne travaillait… »
Et de souligner, pour conclure, des conditions de travail détériorées tout en dénonçant la suppression des trains les plus fréquentés, le non-dédommagement des usagers et les campagnes de publicité écologique de la SNCF, « dans ce contexte d'une grotesque obscénité. » Une lettre au vitriol que le médecin a également adressée au député de l'Aisne, Jacques Dessalangre et à Christian Crohem, le maire de Tergnier.
Lélia BALAIRE
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