Publié le jeudi 19 juillet 2012 à 11H00 - Vu 317 fois
Sylvie Maes n'a aucun doute : c'est bien un renard qui s'est introduit dans son poulailler à trois reprises.
LIESSE (Aisne) Sylvie Maes est en colère : en un an et demi, son poulailler aurait subi trois attaques de renards. Elle a perdu une cinquantaine de poules et veut que cela cesse.
CINQUANTE poules dévorées par un renard, ça commence à faire beaucoup pour cette habitante de Liesse-Notre-Dame, qui aimerait bien que le carnage cesse.
Les deux premières fois, Sylvie Maes a constaté les dégâts le matin, quand elle venait ouvrir la porte du poulailler. Pour elle, ce ne peut qu'être l'œuvre d'un renard. « Une fois, il y en a un qui est venu jusque sur la terrasse… », se souvient-elle.
Lors de la dernière attaque, il y a quelques jours, ce sont des amis venus s'occuper des animaux en son absence qui ont assisté à la scène. « C'était à la tombée de la nuit, vers 21 h 45. Ils ont vu le renard parmi les poules et ont fait du bruit pour l'effrayer et le faire fuir. » Bilan : quinze poules en moins.
Ce qui l'agace, c'est que selon elle, tout le monde à Liesse-Notre-Dame sait où se trouvent les tanières mais que personne ne se décide à y mettre le nez. De son côté, elle a fait intervenir des piégeurs à plusieurs reprises, mais cela n'a jamais rien donné. « Ils viennent une fois que l'attaque a eu lieu, ça ne sert plus à rien, le renard ne va pas se représenter le lendemain ! »
Un cas isolé
Malgré les indices décrits par Sylvie Maes - comme les animaux à moitié mangés et laissés sur place - le maire de Liesse-Notre-Dame penche plutôt pour un autre style de renard, « à deux pattes celui-là… ». S'il prend la chose avec humour, il affirme néanmoins être attentif aux problèmes que connaissent les habitants de sa commune. « Dire que tout le monde sait où se trouvent les tanières est faux. Je ne dis pas cependant qu'il n'y a pas de renards, ce serait même étonnant car on est à la campagne », souligne le maire qui cite d'autres exemples animaliers pour lesquels la municipalité est intervenue.
L'an passé, une société spécialisée a été sollicitée pour capturer les pigeons qui avaient envahi la commune. « On avait estimé la population à plus de six cents. Il fallait absolument faire quelque chose car ces volatiles amènent des problèmes sanitaires. À l'heure actuelle, il n'en reste plus qu'un tiers. » Même chose pour les chats qui proliféraient. Le nécessaire a été fait : beaucoup ont été placés en maison d'accueil, tandis que les plus malades ont été euthanasiés.
« Si la présence de renards était avérée, s'il y avait d'autres plaintes, bien sûr que je ferais appel aux chasseurs ou aux piégeurs, mais pour l'instant, il n'y a pas de raison de le faire car Mme Maes est la seule à se plaindre. »
Si les renards ont fait d'autres victimes ailleurs, les propriétaires n'ont plus qu'à se manifester…
L.L.
llefebvre@journal-lunion.fr
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Les dernières contributions
Doug
19/07/2012 à 20h19
Un renard à 2 pattes... Mdr. Il a de l'humour le maire.
cacasse02
Axonais et picard
19/07/2012 à 15h09
lol oui 1 renard a 2 pattes il a de l'humour Mister messieux maire de la commune quand a la dame si la municipalité ne fait rien elle n'aura plus qu'a implorer la vierge noire et bruler un cierge( un grand).
poilagratter02
19/07/2012 à 11h10
Les renards à deux pattes. Mord de rire. Pourquoi pas en caravane aussi. Oups...