Publié le samedi 07 novembre 2009
« Je ne suis pas certain que faire grimper une butte au tramway sera le meilleur moyen d'employer notre argent », estime Alain Lescouet, vice-président de Reims Métropole, chargé du tramway.
15 millions, c'est une somme. « Et encore, on ne connaît pas le coût de fonctionnement de cette prolongation. D'ailleurs, tant qu'on n'aura pas de chiffre exact, on ne prendra pas de décision », fait savoir l'entourage d'Adeline Hazan, présidente de Reims Métropole.
Selon Alain Lescouet, la facture réelle sera de « 23 millions, construction et fonctionnement compris ». D'habitude, le vice-président de l'agglo chargé du tram fait preuve d'enthousiasme dès qu'il s'agit de son bébé mais, une fois n'est pas coutume, le voilà qui traîne des pieds : « Je pense qu'il ne faut pas se précipiter car il y a toujours un risque à rouvrir un contrat bien ficelé ». Le risque que Mars s'engouffre dans cette brèche pour revoir ses coûts à la hausse.
Plutôt prolonger vers Tinqueux ou Jean-Jaurès
« Il faut aussi s'assurer que cette prolongation se justifie en nombre de voyageurs. Pour être rentable, un tram a besoin d'être rempli. Je me demande s'il ne serait pas plus utile à la population de prolonger la ligne jusqu'à Tinqueux ou jusqu'au bout de l'avenue Jean-Jaurès. D'autant plus que cela ne coûterait pas plus cher que le tronçon vers la gare TGV ». Ce pourrait aussi être plus rentable d'un point de vue électoral. Surtout que les Rémois estiment avoir déjà assez dépensé pour le tram.
« Grâce à la taxe sur les ordures ménagères, nous avons pu soulager notre budget général mais aujourd'hui, il faut faire en sorte que cet argent, quand il sera réinvesti, profite au plus grand nombre. Je ne suis pas certain que faire grimper une butte au tramway sera le meilleur moyen d'employer notre argent ».
Voilà qui ne va pas aider les élus à trancher.










Réagissez