Publié le samedi 04 février 2012 à 12H00 - Vu 133 fois
Les élèves en répétition, sous la direction d'Amar Ounissi, directeur de Passerelle Théâtre.
Dans le cadre du projet Comenius, les collégiens s'improvisent, à nouveau, comédiens, sous la baguette de Passerelle Théâtre. Thème de cette création interactive : lutter contre la violence.
«ALLEZ, bougez de là, c'est notre place », « Vous cherchez les embrouilles ! », « Tu vas pleurer quand on va te défoncer », « Tu fais ta Bimbo, tu te la pètes », « J'ai un problème et c'est toi mon problème », « Bouffon »…Une chaise claque. L'une des élèves est tirée par les cheveux… Elle ne reviendra pas en cours le lendemain. Hospitalisée à la suite d'une tentative de suicide.
Ne vous méprenez pas, cette histoire est fictive, même si des attitudes peuvent évoquer à certains des situations déjà vues.
Il s'agit, en fait, d'une pièce de théâtre interactive sur le thème de la lutte contre la violence, portée par Passerelle Théâtre, dans le cadre du projet Comenius, avec le collège George-Sand, la ville de Revin et le centre social d'Orzy.
Les premiers actes de ce saisissant scénario ont ainsi été composés, sur le mode de l'improvisation, par neuf collégiens revinois, sur une mise en scène signée Amar Ounissi, directeur de Passerelle Théâtre.
« L'objectif est de travailler sur la prévention, de montrer des situations qui pourraient se produire autour de la violence et de ce qu'il ne faut pas faire », indique Amar Ounissi.
« Ça nous libère »
Une première représentation est prévue fin mars-début avril, à la salle Jean-Vilar, et sera suivie de deux autres, s'adressant plus particulièrement aux collégiens et aux élèves de CM2.
Prévenir et informer leurs cadets de l'inutilité et de l'absurdité de la violence est l'une des motivations premières des jeunes collégiens, scolarisés en quatrième*, investis dans ce projet.
« Ce qui amène la violence, c'est la jalousie, les insultes, la rage. C'est donc une pièce pour leur dire que la violence ne mène à rien », clament-ils en chœur.
Se glisser dans la peau de personnages qui ont plus ou moins leur âge, qui ont la « rage », est aussi un autre moyen pour ces jeunes apprentis comédiens de s'exprimer. « Ils sont auteurs de leurs textes », souligne Amar Ounissi.
« Ça permet d'être moins timide », assure Oriana.
« D'avoir plus confiance en soi », ajoute Sophia.
« Ça nous libère », lance Kévin.
« On peut s'exprimer comme on veut, on se défoule », confirme Zuhan.
Avant de monter sur scène, il leur reste encore des heures de répétitions pour peaufiner la trame et leur jeu.
« Au théâtre, il y a trois grands principes : apprendre à écouter, à regarder, à parler. Vous avez bien progressé, il faut continuer », encourageait Amar Ounissi pour conclure la séance.
Pour conclure tout court, on pourrait compléter cette dernière réplique par : « Au théâtre, comme dans la vie… ».
Céline SOUHAMI
* Tatiana, Kevin, Sophia, Patricia, Oriana, Lindsey, Ausegul, Sofiane, Zuhan.
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