Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

« Nous réclamons plus de pouvoirs pour exercer »

Publié le mardi 26 juillet 2011 à 09H42 - Vu 83 fois


Il n'existe pas de réseau entre les détectives et les forces de l'ordre.

Il n'existe pas de réseau entre les détectives et les forces de l'ordre.


Thierry Hodin, ancien officier de police, est à son compte depuis un an. Bien qu'ayant son bureau rue de Courlancy, le détective aux yeux clairs et perçants se retrouve bien plus souvent sur le terrain. S'il a une conception claire de son métier, il constate bien souvent que l'idée que s'en fait l'opinion publique en est bien éloignée…


Quelle image a-t-on de votre métier ?
« Les gens s'imaginent que nous avons des passe-droits et que nous pouvons faire tout et n'importe quoi. Pas du tout. Nous n'avons pas plus de pouvoir qu'un citoyen lambda et nous ne sommes pas au-dessus des lois. Il y a aussi tout ce mystère qui plane autour de la profession. Les gens aimeraient savoir ce que vous ne dites pas. Mais tout comme dans d'autres corps de métiers, nous sommes tenus à la confidentialité. À part cela, nous avons une vie très classique. »


Rigueur et méthode
Quelles sont les qualités d'un bon détective ?

« Mieux vaut être curieux, méthodique et avoir beaucoup de rigueur. Il ne faut pas hésiter à vérifier toutes les hypothèses, même si elles paraissent invraisemblables. Il est bon de savoir manier l'art de la discussion. Enfin, reste le respect de la sphère privée : autrement dit savoir garder pour soi ce qui doit rester confidentiel. »


Que se passe-t-il lorsque vous ne parvenez pas à boucler un dossier ?
« Tout d'abord, quelle que soit l'issue de l'enquête, je remets un rapport à mes clients. Ils peuvent donc constater que j'ai bel et bien réalisé un travail de recherches. Si ces dernières s'avèrent infructueuses, j'expose donc les démarches entreprises et les raisons d'une telle issue.
D'ailleurs, il arrive parfois que certains clients soient déçus par la tournure que prennent les événements. Admettons, par exemple, qu'une famille demande à ce que je retrouve leur enfant. Une personne majeure et partie un beau jour en ayant coupé les ponts. Je la retrouve, mais elle ne souhaite pas renouer le contact. Je me devrai de respecter son choix et sa vie privée. Bien que l'ayant localisée je ne communiquerai donc pas ces données à mon client. En revanche, je lui expliquerai ce qu'il en est en lui apportant des preuves de ce que j'avance. »


Quels rapports entretenez-vous avec les forces de l'ordre ?
« Nous sommes libres de contacter les services de police ou de gendarmerie et de les informer si nous découvrons quelque chose. Car, attention, nous ne devons pas faire entrave à la justice. Par contre, il n'existe pas de réseau et donc de vrais échanges d'informations entre eux et nous. Ce que nous aimerions mettre en place. Nous voudrions également avoir un peu plus de pouvoir pour mieux exercer notre profession. En ayant notamment accès à certains fichiers (lire par ailleurs) sous le contrôle de la justice. Quitte, même à faire des demandes par écrit. Ce qui nous éviterait de passer par la voie officieuse. »

Imprimer Recommander Wikio digg

Réagissez

Pour contribuer et recommander vous devez être connecté (création de compte)

Avertissement
Nous vous rappelons que vous avez, lors de la création de votre compte, accepté les conditions d’utilisation du site. Celles-ci proscrivent notamment la diffamation, l’incitation à la haine raciale, l’atteinte aux bonnes mœurs.
Nous vous prions donc de respecter strictement la charte d'utilisation du site www.lunion.presse.fr. A défaut, votre compte sera banni du site.
Voir aussi : La FAQ de la modération

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952