Publié le vendredi 27 juillet 2012 à 10H45 - Vu 98 fois
Contacté au lendemain du drame, Jean-Jacques Thomas a confirmé que la baignade « est interdite » sur le plan d'eau du site municipal de Blangy. « La famille de la victime a d'ailleurs reconnu qu'elle avait connaissance de l'interdiction », ajoute-t-il aussitôt. Il signale aussi l'existence d'un arrêté municipal remontant aux années 1990. Concernant la signalisation, le maire admet qu'au moment du drame, il n'y avait pas ou plus d'interdiction à l'entrée du site. Pour le reste, « il y a régulièrement des panneaux plantés sur les arbres mais ils sont jetés à l'eau ou détruits ».
Il lui semble évident que le site n'est pas fait pour la baignade : « Il n'y a aucun aménagement pour. Si encore, il y avait du sable, il pourrait y avoir méprise. Mais là, on voit bien qu'il s'agit d'un site naturel […] Si une piscine a été aménagée dans le camping, c'est bien parce que l'on ne peut pas se baigner sur le plan d'eau. » Le maire ajoute aussi : « Nous allons renforcer l'information mais elle existait déjà », envisageant de « remettre un panneau à l'entrée du site », ou de « peindre une interdiction sur la digue ». Il lui semble difficile de prendre d'autres mesures matérielles : « On ne peut pas empêcher l'accès au plan d'eau, ou alors il faudrait aussi fermer le site à la pêche ou au canoë-kayak. On ne peut pas empêcher les personnes de passer et de transgresser la loi. » Par ailleurs, il souligne la « forte présence sur le site », avec notamment la brigade équestre, les gendarmes à VTT, et les membres du club Thiérache sport nature (TSN). « Nous avons souhaité que TSN ait des locaux à l'entrée. Ils sont présents sur le plan d'eau avec leurs groupes. » Mercredi, deux moniteurs du club avaient d'ailleurs tenté de sauver le jeune homme. En vain.
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