Publié le dimanche 08 janvier 2012 à 12H00 - Vu 14 fois
Entre la Toscane rurale des années 20, où il vit le jour, et les plateaux hantés par les stars de ciné, le parcours d'Yves Montand est jalonné par la gent féminine. La toute première n'est autre que sa sœur Lidia. Lorsque la famille Livi, fuyant l'Italie fasciste, posera ses maigres valises à Marseille, c'est elle qui apportera au petit Ivo, de six ans son cadet, la chaleur que la mamma très pieuse refusait à sa progéniture. Devenu apprenti coiffeur, il côtoiera de plus en plus de potentielles conquêtes. Et lorsque le grand escogriffe commencera à connaître ses premiers succès, dans les plaines du Far West ou de sombres théâtres de province, il en fera tourner bien des têtes. Pas question pour les auteurs de ce livre de dresser la liste exhaustive des conquêtes, souvent éphémères, du prolo chanteur. En fait ils démontrent, à grand renfort d'anecdotes et de témoignages, que seules trois femmes ont compté pour Montand. Trois bouées auxquelles cet éternel insatisfait s'est amarré : Piaf, l'amie-amante qui mit l'artiste sur les rails, et Signoret l'esprit redouté qui l'instruisit. Puis le soir venu, Carole Amiel qui le fera enfin père. Marilyn Monroe ne représentant dans ce palmarès qu'une douce parenthèse. Entre légende et réalité, les deux auteurs ont beaucoup trié afin de retracer l'impensable carrière d'un petit immigré italien et ce, par le prisme de celles qu'il a aimées.
O.B.
« Montand, qu'est-ce qu'elles avaient à tant l'aimer ? », Philippe Crocq et Jean Mareska, Presses de la Cité, 20,50 euros.
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