Mont-Saint-Père / Peinture Yoan Fouquet, sacré meilleur apprenti de France

Mont-Saint-Père / Peinture Yoan Fouquet, sacré meilleur apprenti de France

Publié le dimanche 27 février 2011 à 12H00 - Vu 275 fois

MONT-SAINT-PÈRE a désormais deux vedettes. Toutes deux peintres. Léon Lhermitte, natif du village, à qui un monument a été dédié et Yoan Fouquet, 18 ans. Le jeune homme vient d'être sacré meilleur apprenti de France 2010, dans la catégorie « peintre et applicateur de revêtements ». Sa médaille d'or et son diplôme lui ont été remis, mercredi, au Sénat. Un joli moment qu'il a savouré en compagnie de sa maman, Agnès et de son formateur, Dominique Faroy.
Yoan s'était fait tout beau pour l'occasion. Costume gris clair, chemise violine et souliers noirs, il fallait marquer le coup. C'est Yves Daudigny, président du conseil général de l'Aisne et sénateur, qui l'a récompensé. De retour dans la petite bourgade proche de Château-Thierry, Yoan montre fièrement sa médaille à ses grands-parents, Ida et Roger. « C'est l'aboutissement d'un bon travail », note, les yeux brillants, mamie Ida. « On est très fiers du petit-grand gamin, il le mérite ! », enchaîne papy Roger.
Quant à Agnès, elle dit être « très heureuse de cette médaille qui couronne un travail effectué en dehors des heures de cours ». Lorsque Yoan a appris la bonne nouvelle en juin dernier, il est, image-t-il, « resté sur le cul ! ». Car il n'y croyait pas à cette consécration. Il avait pourtant décroché haut la main, les deux titres précédents (meilleur apprenti départemental et régional) avec une note avoisinant les 19 de moyenne !
Un stage décisif
C'est en suivant un stage chez un peintre en bâtiment, Stéphane Van Bogaert à Courboin que le jeune garçon a trouvé sa voie. « Je ne me voyais pas faire de longues études. » Séduit par le métier, il intègre alors le CFA de Laon pour y passer son CAP. Il y restera quatre mois avant de rejoindre un établissement où il s'est senti « mieux encadré », le CFA compagnonique de Saint-Thibaut-les-Vignes (Seine-et-Marne). Sous la houlette de Dominique Faroy, il apprendra toutes les ficelles du métier, alternant deux semaines d'école et un mois de stage. Ce dernier, au vu de ses capacités, lui suggérera alors de passer le fameux concours des MAF, entendez Meilleurs apprentis de France. « J'ai mis un an à cogiter et je me suis lancé », raconte Yoan. L'épreuve : laquer deux portes, les garnir de baguettes, de papiers peints et de rosaces. « J'y ai passé près de 300 heures dès que j'avais du temps. Le plus dur, c'était la découpe du papier peint, sans compter que j'ai dû poser sept couches de laque au lieu de deux ! » Le travail de Yoan est impeccable. Il séduit tous les examinateurs.
Aujourd'hui, le jeune peintre est embauché dans une société de peinture, l'entreprise Magnena à Créteil. En ce moment, il rénove des chambres à l'hôtel de Seine (établissement 3 étoiles à Saint-Germain-des-Près).
Tous les jours, il enchaîne moto, train, métro et marche. Il ne rêve pas de s'installer à Paris car, dit-il, « j'aime trop ma campagne ! ». Celle que Léon Lhermitte aimait reproduire sur ses toiles…
Frédérique PETRE

L'union l'Ardennais