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Menaces de fermetures de classes Ras-le-bol à Barisis

Publié le dimanche 20 février 2011 à 12H00 - Vu 88 fois


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Banderoles et refrains de protestation chantés, dans la cour de l'école et la classe de maternelle, à Barisis-aux-Bois.

Banderoles et refrains de protestation chantés, dans la cour de l'école et la classe de maternelle, à Barisis-aux-Bois.


«I NTERROGATION surprise ! ». Ainsi Maryline, maman d'élève, mettait fin à une récréation très particulière, vendredi matin, au milieu des CM1-CM2, dans la cour de l'école de Barisis-aux-Bois.
Les 75 élèves des 4 classes de l'école dirigée par Séverine Hel venaient de vivre avec leurs parents et des élus locaux la manifestation organisée, après celle du vendredi 11 février, pour marquer la colère des uns et des autres face à la menace de fermeture d'une classe émanant de l'inspection de l'Education Nationale.
On trouvait aux côtés de François Bobo, maire de Barisis, les premiers magistrats solidaires des communes de Danizy, Bertaucourt-Epourdon et Saint-Nicolas-aux-Bois, respectivement Gilbert Pottier, Patrice Delville et Nadine Cavigneaux, ainsi que le conseiller général Frédéric Mathieu, venu en voisin avant d'aller samedi matin soutenir les parents en colère à Monceau-les-Leups (voir ci-contre).
Déplacements et fonds perdus
La commune d'Amigny-Rouy était également représentée. Un regroupement est de fait évoqué par l'Education Nationale entre les 4 classes et 82 élèves de cette école (également sous la menace d'une fermeture de classe) et celle de Barisis.
Les élus des deux communes se retrouvaient sur une forte réticence face à cette éventualité de regroupement : « Pour autant, nous n'avons rien de précis à nous mettre sous la dent. L'inspecteur « vend sa soupe » habituelle avec le comité technique paritaire à attendre, fin mars. Un tel regroupement vaudrait aux parents des déplacements toujours susceptibles de leur compliquer la vie, et il y a la question des investissements qu'on nous a demandé de faire… pour rien ? ».
Du côté de Barisis, on avait ouvert la 4e classe en 2009, ce qui avait entraîné l'achat d'un pré-fabriqué (70.000 euros), en plus de l'extension de la maternelle.
Du côté d'Amigny, l'investissement avait été de 500.000 euros pour la construction d'une maternelle en 2007.
« On nous demande des efforts… et après quelques années, on nous retire tout ! », tonnaient les élus tandis que les CM1 et CM2 de l'école de Barisis s'éloignaient en poussant des cris d'horreur à l'idée lancée par Maryline d'une interro surprise…
François FENÉ
Rendez-vous est pris pour un autre rassemblement, le lundi 7 mars à 9 heures sur la place de la mairie d'Amigny-Rouy, afin de protester contre la possibilité de fermeture d'une classe.

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