Publié le jeudi 11 mars 2010 à 12H00 - Vu 59 fois
Un mois et demi après, la pilule reste en travers de la gorge de certaines infirmières.
« J'attends toujours le paiement de mes 134 heures de vacations. ». Cette infirmière marnaise à la retraite a participé, selon le procédé mis en place par l'État, à la campagne de vaccination contre la grippe A/H1-N1, dans les centres dédiés, de novembre à janvier dernier. Comme 1 166 personnes dans le département. Il fallait alors parer à l'urgence. Depuis, en dehors des personnels administratifs, dont les dossiers ont été traités par les services de la Préfecture, les autres intervenants lors de ces vaccinations attendent toujours le règlement de ces vacations.
Urgence variable
A la Ddass, qui gère toute la campagne sur cette grippe, on indique encore « travailler sur ces dossiers ». A procédé exceptionnel, traitement exceptionnel. Ce n'est pas mensuellement que les vacataires sont payés pour leur participation à la vaccination dans les centres mais en une seule fois. Un mois et demi après la fin de la campagne généralisée, la pilule reste en travers de la gorge de certaines infirmières.
« Pour me rendre dans certains centres, je devais faire 70 km aller-retour et ces frais ne m'ont toujours pas été réglés », peste l'une d'entre elles alors que les premières vacations datent de novembre dernier, voilà quatre mois. « Chez les infirmières, trois cas existent », explique Thierry Alibert, directeur par intérim de la Ddass de la Marne. « Pour les infirmières libérales, le nécessaire a été terminé la semaine dernière », elles devraient être payées par la CPAM. « Pour les infirmières de centres hospitaliers, nous devrions avoir terminé leurs dossiers d'ici deux semaines. Et pour les infirmières retraitées, cela va prendre encore deux semaines avant que nous transmettions leur dossier à l'Eprus, Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires, en charge de leur rémunération. »
C'est que le processus n'est pas habituel pour la Ddass. « Il a fallu récupérer l'ensemble des renseignements, vérifier les heures effectuées dans les centres, les frais de déplacements, entre les déclarations de chacun et les relevés des chefs de centre, tout un travail en amont inhabituel… » s'excuse Thierry Alibert.
La facture globale d'un milliard d'euros pour la grippe A/H1-N1 depuis mai dernier, selon le JDD du week-end dernier, comprendrait une enveloppe de 150 millions d'euros pour régler les vacataires. Après, tout tient dans l'urgence. Face à celle de la vaccination généralisée, pour faire écho au principe de précaution, celle de la rémunération paraît moins obnubiler l'État…
F.G.
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