Publié le vendredi 18 novembre 2011 à 12H00 - Vu 185 fois
Dans les mairies laonnoises, si la question du mariage homosexuel était posée, elle serait sujette à discussion.
Le mariage homosexuel célébré dans le Sud, ce week-end, relance le débat. Dans le Laonnois, les maires interrogés n'ont pas un avis tranché.
COMME en 2004 à Bègles avec Noël Mamère, le mariage homosexuel, célébré samedi dernier dans les Pyrénées-Orientales, ne laisse pas indifférent. Nous avons interrogé quelques édiles laonnois sur la question.
Gérard Dorel, maire de Bruyères-et-Montbérault, se dit plutôt favorable à ce type d'union : « Nous leur avons accordé le Pacs. Pourquoi ne pas aller jusqu'au bout en leur accordant le mariage ? Il faut vivre avec son temps et prendre acte de l'évolution de la société. »
Sylvie d'Almeida compte parmi ses administrés des couples homosexuels et cela ne lui pose aucun problème : « J'ai la même attitude envers eux qu'envers un couple hétérosexuel. Chacun est libre de ses sentiments. » Celle qui est maire de Bourg-et-Comin indique que si elle avait une telle demande, elle n'y verrait pas d'inconvénient même si cela la surprend tout de même « puisque la tradition veut que le mariage soit l'union d'un homme et d'une femme ».
En parler avec le conseil
Plus que l'union, Olivier Josseaux a quelques interrogations sur les droits qui en découlent et, notamment, « celui de la famille qui peut poser problème et choquer dans notre Picardie profonde ». Le premier magistrat de Chambry estime toutefois que cela fait partie de l'évolution de la société : « Même si, aujourd'hui, c'est encore compliqué, l'homosexualité est beaucoup plus acceptée qu'auparavant et cela évoluera sans doute de la même manière pour le mariage entre homosexuels. »
À Grandrieux, Nicole Bart avoue que « ce type d'union est un peu particulier » et qu'elle serait « étonnée qu'une telle demande arrive dans les petites communes » mais si la question lui était posée, elle en parlerait avec son conseil municipal. Même attitude pour Patrick Vitu, à Pinon, qui estime ne pas avoir assez de recul pour se prononcer : « J'en parlerai autour de moi, je prendrai le temps avant de donner ma réponse. » Philippe Timmerman, lui aussi, lancerait la discussion : « Je ne peux trancher seul, d'autant que l'opinion publique est divisée sur la question. » Si le maire de Guignicourt n'a aucun souci avec les personnes de même sexe vivant en couple, il n'est toutefois pas trop favorable au mariage entre homosexuels. « Je n'ai jamais eu de demande en ce sens et cela m'arrange bien. »
Celui qui est aussi conseiller général de Neufchâtel-sur-Aisne regrette que certains essaient de forcer les choses : « Cette attitude aurait tendance à me freiner. D'ailleurs, tant que cela n'a pas de valeur, je ne vois pas l'intérêt d'un tel mariage. Il n'y a pas de loi qui rend cela possible et il faut respecter cela. »
Aurélie MARCOTTE
amarcotte@journal-lunion.fr
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