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Malika Khellout témoigne « Depuis ma transplantation, je bouffe la vie »

Publié le mercredi 13 avril 2011 à 07H55 - Vu 398 fois



CHALONS-EN-CHAMPAGNE (Marne) Malika Khellout, 42 ans, est secrétaire médicale à l'hôpital de Châlons.  Rien ne laisse transparaître  sur le visage souriant de cette femme les années de souffrance  et de maladie...

ATTEINTE d'un lupus érythémateux disséminé à 13 ans, la « maladie s'est acharnée sur chaque organe de [son] corps : le cœur, les poumons et les reins… ».
Les traitements qu'elle prend marquent son physique. « J'avais perdu mes beaux cheveux bouclés avec la chimiothérapie, mais j'étais têtue : le peu qu'ils m'en restaient je les coiffais », se remémore-t-elle, « il y a eu des pleurs et de la colère mais l'ado que j'étais ne s'est pas laissée abattre. »
« A 24 ans, mes reins étaient foutus »
Têtue, c'est un mot qui la définit parfaitement, comme battante, positive, pleine de vie. Elle poursuit ses études pour « prouver que même malade, on peut s'assumer » et elle obtient deux diplômes : un BEP secrétariat et un BTS assistante administrative. C'est non sans émotions qu'elle se rappelle : « A 24 ans, mes reins étaient foutus. » Dès 1993, elle se rend à l'hôpital trois fois par semaine pour subir une hémodialyse, un traitement consistant à nettoyer le sang. Le 16 août 2002, après dix ans de traitement, Malika perd espoir : « Je me suis dit que c'était la fin, que mon corps était trop fatigué et que je serai morte dans l'après-midi. »


Mais, elle a tenu une journée de plus, suffisamment longtemps pour apprendre la bonne nouvelle : « Un interne m'a appelée pour me dire qu'ils avaient un rein compatible. »
Elle est transplantée le 18 août 2002 au CHU de Reims.
Depuis la transplantation, elle « bouffe la vie », en apprécie tout ce que la plupart des gens ne prennent plus le temps d'apprécier. Aujourd'hui, sa maladie est en rémission et en plus de son travail de secrétaire médicale, elle donne une dizaine d'heures de cours de danse orientale par semaine.
Elle encourage les initiatives comme « un réflexe pour la greffe », qui pourront peut être réduire le temps d'attente pour les milliers de personnes qui ont besoin d'une greffe.
Même si dix ans, c'est long, Malika reconnaît qu'elle a eu de la chance de pouvoir avoir un greffon et remercie tous les jours le donneur pour le cadeau qu'il lui a fait.

O.R.

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BARIS Dominique

CHÂLONS-en-CHAMPAGNE

13/04/2011 à 23h21

Bravo Madame Malika KHELLOUT!Bon courage Malika KHELLOUT!
Je me demande si je n'ai pas croisé Madame Malika KHELLOUT au Centre Hospitalier de Châlons-en-Champagne au temps où j'y étais moi-même en activité!
Il me semble reconnaître le sourire de cette paersonne,qui est de toute évidence une battante,une personne qui se bat pour vivre,qui se bat pour travailler
Quel magnifique exemple de courage et de volonté de vivre!

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