Publié le lundi 27 juin 2011 à 11H00 - Vu 121 fois
Le président Albert Grandfond entouré de la directrice Christine Barret-Labre et du vice-président Raymond Duvauchelle.
Les dirigeants de la Mission locale ne s'étaient pas encore exprimés sur le malaise profond du personnel révélé dans nos colonnes. « On ne peut pas dire qu'on n'a rien fait », jugent-ils.
DEPUIS la révélation dans nos colonnes du mal-être profond du personnel de la Mission locale, pointé par un rapport de la Médecine du travail (l'union des 7 et 9 juin), ses responsables ne s'étaient pas encore exprimés.
C'est ce que viennent de faire Albert Grandfond et Raymond Duvauchelle, respectivement président et vice-président, pour l'occasion accompagnés de la directrice Christine Barret-Labre.
Aux yeux du président, les salariés n'ont fait une présentation que « très partielle » des faits, Albert Grandfond affirmant « avoir pris les choses très au sérieux » : « Nous avons réagi tout de suite. Dès le 3 décembre, nous avons eu une entrevue avec la médecine du travail. »
« Le dialogue ne se fait pas »
Selon le président, le conseil d'administration de la Mission locale et son bureau ont ensuite évoqué ce sujet à de « multiples reprises ».
« On ne peut pas dire qu'on n'a rien fait, c'est injuste. Le souci, c'est qu'on ne connaît pas la nature du problème, le dialogue ne se fait toujours pas avec les salariés », note Raymond Duvauchelle, qui regrette qu'il n'y ait « aucune proposition de solutions, du personnel comme des délégués syndicaux ».
Albert Grandfond livre le même constat : « D'un côté, on se plaint et après, il n'y a aucune question inscrite aux réunions de délégués du personnel. »
Raymond Duvauchelle s'avoue néanmoins « perturbé d'avoir des gens en malaise si profond qu'ils n'arrivent pas à l'exprimer. J'aimerais bien qu'un dialogue s'instaure ».
Un audit extérieur ?
Que faire, dès lors, face à cette situation de blocage ? Le président indique que l'appel à un cabinet extérieur est « envisagé », une ligne de crédits « de crise » ayant même été prévue. L'association régionale pour l'amélioration des conditions de travail a aussi été sollicitée. « Cela peut sembler long aux salariés. On est encore dans la phase d'attente », note Albert Grandfond.
« Ce sont des cas très sérieux, mais il faut penser à la Mission locale », relève encore Raymond Duvauchelle.
Quant à l'intervention du représentant de Force ouvrière, Didier Aubossu, lors de l'assemblée générale, le président et le vice-président le soupçonnent d'avoir voulu « faire un coup » et jugent qu'« il pouvait très bien reprendre la parole aux questions diverses. Il ne l'a pas fait ».
Guéguerre syndicale ? Les salariés en souffrance attendent sans doute autre chose.
Philippe ROBIN
probin@journal-lunion.fr
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