Maison de retraite des Hauts-Buttés à Monthermé Inauguration et premier bilan

Maison de retraite des Hauts-Buttés à Monthermé Inauguration et premier bilan

Publié le vendredi 23 novembre 2012 à 12H00 - Vu 148 fois

Dans un contexte toujours conflictuel au sein de l'Agespana, la Croix-Rouge, le nouveau gestionnaire de la résidence, remet les pendules à l'heure.

LA Croix-Rouge a repris la résidence Saint-Antoine des Hauts-Buttés, à Monthermé, le 1er mars 2012, au terme d'un vaste feuilleton dont nos colonnes se sont fait largement l'écho.
Malgré cette reprise, il restait encore beaucoup à faire pour assurer la relance et la pérennité de l'établissement. D'une part, parce que les conflits qui ont marqué les derniers mois de vie de l'Agespana - l'association gérant les maisons de retraite de Monthermé et de Givet - sont encore loin d'être clos (nos éditions du mercredi 21 novembre). Aussi, et surtout, parce que les travaux qui ont entièrement transfiguré le site n'ont été achevés que le 31 juillet.
« La deuxième aile du bâtiment était encore en travaux à notre arrivée », explique Nathalie Escola, directrice des deux établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de Givet et de Monthermé depuis sa reprise par la Croix-Rouge. La fin des travaux a permis d'ouvrir un pôle d'activités et de soins adaptés (Pasa) et de proposer 15 lits supplémentaires début octobre, après le feu vert de l'Agence régionale de santé. La résidence dispose désormais de 74 places, dont 14 dans l'unité Alzheimer. « Pour les résidants, le seul bouleversement a été le changement de tête », poursuit Nathalie Escola qui dirigeait des structures de soins à domicile de la Croix-Rouge à Reims.
Nouveau départ
« Les salariés attendaient énormément de la Croix-Rouge, mais nous ne sommes pas des sauveurs. Nous devons faire avec les dotations que nous attribue notre tutelle. D'autant que nos tarifs sont plus modérés que d'autres. »
« Y a-t-il une méthode Croix-Rouge ? Je ne sais pas, mais il y a une intégration nécessaire pour adhérer aux valeurs de la Croix-Rouge. »
Les salariés sont les mêmes qu'avant la reprise, mais leur nombre a augmenté, l'effectif passant de 32 équivalents temps plein à 42, pour faire face à l'agrandissement de la structure. « Ce sont des jeunes qui apportent un vent nouveau au sein d'une équipe expérimentée, un personnel recruté exclusivement entre Charleville-Mézières et Givet. » La directrice a choisi d'installer son bureau aux Hauts-Buttés plutôt qu'à Givet, pour suivre au plus près les premiers mois du nouvel établissement. Elle a également recruté une personne chargée de « piloter le personnel soignant. Elle est arrivée le 5 novembre. »
« Nous avons dû répondre à quelques petits dysfonctionnements, améliorer certaines choses, faire face à quelques manques, mais le challenge est intéressant », affirme Nathalie Escola. « Pour la résidence, c'est une renaissance et une pérennité. Avec la crédibilité de la Croix-Rouge à la clef. »
Le professeur Jean-François Mattei, président de la Croix-Rouge française, avait fait le déplacement pour cette inauguration, aux côtés du président départemental Robert Patras. Il « a remercié l'ensemble des partenaires du projet, en premier lieu le conseil général (financeur à hauteur de 22 %) », le maire de Monthermé Alain Bernard, celui de Givet, Claude Wallendorff, président de l'Agespana, « très impliqué dans ce projet » et le conseiller général Erik Pilardeau. « Le département des Ardennes peut se prévaloir de compter huit établissements et services de la Croix-Rouge sur son territoire », a-t-il rappelé, dont trois résidences avec celle de Carignan, « une capacité d'accueil qui atteint désormais 232 lits et plus de 150 places en Services de soins infirmiers à domicile (Ssiad) ».
« Cette reprise est un soulagement » pour beaucoup. Pour Alain Bernard, maire de Monthermé et vice-président de l'Agespana, « c'est une grande satisfaction. Je voulais que l'établissement reste dans le milieu associatif. »
Claude Wallendorff a rappelé que « le montage du dossier n'était pas le fait d'un seul homme (l'ancien directeur de l'établissement, NDLR), mais de toute une équipe », ajoutant qu'il n'avait jamais été « opposé à une reprise par une entreprise à but non lucratif comme la Croix-Rouge ».
En octobre, le taux d'occupation était déjà de 100 % dans le nouveau bâtiment et la liste d'attente, « sans être celle d'une crèche », compte une douzaine de noms. Preuve s'il en est que la résidence St-Antoine est indispensable.
Mirko SPASIC

L'union l'Ardennais