Publié le samedi 10 juillet 2010 à 10H53 - Vu 408 fois
Le projet de réforme des universités date de quatre ans déjà. Aujourd'hui, c'est la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche qui décide ou non d'accorder ce statut d'autonomie aux universités, qui ont effectué une demande préalable auprès des services de l'État. L'Université de Reims Champagne-Ardenne entrera donc dans le giron des soixante-quinze universités jouissant du statut d'autonomie au 1er janvier 2011. À cette date, en effet, vingt-trois nouvelles universités entreront dans la danse. En janvier 2009, dix-huit universités avaient franchi le pas. Avant que le 1er janvier 2010, trente-trois autres aient rejoint ce panel. Aujourd'hui, plus de 60 % des universités françaises ont ce statut.
En faisant partie de cette troisième session d'acceptation du passage à l'autonomie, l'Urca a fait preuve de sagesse. En effet, elle a su laisser les autres universités expérimenter certains dispositifs. Et surtout voir comment mieux affronter cette révolution de la gestion. Une prudence de mise dans un monde de l'éducation qui, même s'il est une priorité forte pour le gouvernement, est chroniquement en proie en permanence à des revendications fortes en terme de moyens, notamment d'effectifs. Cette réforme n'a d'ailleurs pas manqué d'alerter les syndicats étudiants. Ces derniers ont tout de même obtenu le retrait de la sélection à l'entrée du master et éloigné le « spectre » de l'augmentation des frais d'inscription. Cependant, certains d'entre eux contestent encore la future « omnipotence » du président des universités, « sans réels contre-pouvoirs ».
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez