Publié le samedi 09 janvier 2010 - Vu 80 fois
François Arnoul, directeur de la société « 3D Avenir », scanne le cellier sous toutes ses coutures.
ST¿PHANIE GRUSS
«NOUS voulons préserver le patrimoine. » Christian Geoffroy, 7e vice-président de la communauté de communes de Vitry-le-François chargé du développement économique et de l'emploi, regarde avec intérêt le cellier qui a été découvert en octobre dernier sur la Zac de la Haute-Voie à Loisy-sur-Marne, lors de fouilles archéologiques.
Ce vestige datant de l'époque gallo-romaine - c'est-à-dire entre le IIIe et le IVe siècle après Jésus-Christ - sera protégé, localisé sur le Système d'information géographique (SIG) de l'intercommunalité vitryate, avant d'être recouvert de terre. Un rond-point central desservant la Zac de la Haute-Voie est en effet prévu à cet endroit.
Ainsi, jeudi en fin d'après-midi, François Arnoul, directeur de la société « 3D Avenir » basée à Evry (Essonne), est venu numériser le cellier. Avec un scanner dans les mains, il a passé et repassé au crible ce vestige gallo-romain, tout en jetant régulièrement un œil sur l'écran.
« Le scanner projette de façon trombinoscopique une image avec une grille, explique Philippe Hannecart, chef de travaux, section industrielle, au lycée François-1er. Plusieurs caméras mesurent chaque point de la grille et reconstituent en 3D toutes les images qui ont été prises. Celles-ci sont précises au dixième de millimètre ! »
« Garder une trace »
Grâce à ce procédé et à une imprimante 3D en couleurs, il sera possible de reproduire le cellier à une échelle réduite, « et peut-être un jour, en grandeur nature ».
« C'est un moyen de ne pas enterrer le patrimoine, de garder une trace », estime Christian Geoffroy, 7e vice-président de l'intercommunalité vitryate. L'élu ne souhaite pas s'arrêter là.
Il aimerait que tous les objets mis au jour lors des fouilles archéologiques sur la Zac de Loisy soient numérisés, qu'il s'agisse de vases, de morceaux d'amphore ou encore d'éléments de parure. « Seuls 50 % des vestiges découverts par les archéologues iront à la collectivité ; les 50 % restants iront à l'Etat », rappelle l'élu.
Un musée virtuel
Depuis la création de sa société il y a deux ans, le directeur de « 3D Avenir » a déjà numérisé des antiquités, mais pas encore de vestiges archéologiques. C'est donc une première pour lui.
Tout comme pour le lycée professionnel François-1er, associé à cette opération. Des élèves de terminale « Sciences de l'ingénieur » travaillent sur la faisabilité de la création d'un musée virtuel.
Que ce soit en maquette, en photo ou en image 3D, les Vitryats pourront admirer les traces d'une vie vieille de 1 800 ans.
Stéphanie GRUSS
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