Publié le mardi 25 mai 2010 à 10H35 - Vu 21 fois
« Nous avons été les initiateurs », rappelle Géraud Spire, qui était vice-président de la CCI de Charleville-Mézières lors de la fusion des deux chambres consulaires des Ardennes. C’était en 1997. L’opération, qui ne s’est pas faite sans quelques douleurs, a depuis servi de référence à d’autres fusions. « Si c’était à refaire, il faudrait le faire », assure, avec le recul, Jean-Claude Savoy, directeur général de la CCI des Ardennes. A l’époque, la ressource fiscale générée par la centrale nucléaire de Chooz, devait profiter équitablement à l’ensemble du département. La fusion a surtout permis à la CCI 08 de parler d’une seule voix face aux pouvoirs publics. Et de réaliser des économies d’échelle, en « évitant les doublons », sans pour autant procéder à un plan social.
Le siège social a été habilement maintenu à Sedan, là où était située la plus petite des deux CCI. Avec un premier président sedanais, la proposition de fusion ayant émané de la CCI de Sedan. « Une fusion efficace ne doit pas être une absorption », résume Géraud Spire, qui est devenu le président de la CCI des Ardennes. Une recommandation qui a valeur de conseil si, d’aventure, les deux voisins marnais avaient aussi l’intention de fusionner. « Comme chef d’entreprise, je me demande s’il est bien utile de maintenir deux CCI, surtout dans le cadre de la régionalisation ». Géraud Spire est pour la réforme, en regrettant que le statut d’établissement public des chambres régionales ait aussi un caractère administratif. « Cela va alourdir les choses. Il y a aussi une ambiguïté sur le statut d’une catégorie de personnels. » Géraud Spire est d’autant plus attentif à la réforme, qu’il ne cache pas son intérêt pour la présidence régionale. Il fera déjà partie des neuf candidats ardennais éligibles à la CRCI. « Pour conduire à bien cette réforme, et la régionalisation, l’élu d’un département comme les Ardennes, qui a connu des difficultés et vécu la fusion aurait les capacités à rassembler et à construire. »
A l’inverse, Géraud Spire « voit mal quelqu’un sans expérience consulaire, sauf à partir en qualité de chef d’entreprise en activité »…
Voilà le terrain balisé à l’adresse des organisations patronales.
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