Publié le samedi 06 mars 2010 à 11H00 - Vu 113 fois
Une fois l'eau stockée dans le poste de crue, elle est rejetée à forte pression dans la Houille. Le système est le même en rive droite avec la station de la rue de l'Hôpital, qui rejette l'eau dans la Meuse.
«IL peut pleuvoir sur les trottoirs des grands boulevards, moi j'm'en fiche »… Les Givetois peuvent désormais reprendre la ritournelle de Jacques Brel : depuis jeudi, les trois postes de crue installés dans la ville ont démontré qu'ils fonctionnent.
La conséquence, c'est que les égouts qui débordent et l'eau qui s'infiltre dans les caves, théoriquement, c'est du passé.
Conçus dans le cadre du programme de lutte contre les inondations, ces postes de crue sont « l'avant-dernier chantier d'un programme de 40 millions d'euros, lancé en 2006, piloté par la Ville et Voies navigables de France », explique Boris Courbaron, responsable des services techniques de Givet.
« Une capacité de pompage énorme »
L'objectif est de lutter non seulement contre les crues de la Meuse (lire par ailleurs), mais aussi contre les eaux pluviales qui, lorsqu'elles sont importantes et que la Meuse est trop haute, envahissent la ville.
Le rendez-vous de ce jeudi matin, rue du Paradis, a permis de se rassurer : le poste de crue du Petit Givet, où a été effectué le premier test grandeur nature de l'installation, s'est parfaitement déroulé. À la grande satisfaction des employés présents et de l'adjoint aux travaux Robert Itucci. Concrètement, la structure, qui n'est simple qu'en apparence (tout se joue sous vos pieds), consiste à faire venir les eaux pluviales vers les postes de crue. En l'occurrence, l'installation de la rue du Paradis capte les eaux pluviales du petit Givet. Une fois les eaux stockées, un système complexe et automatisé éjecte l'eau dans la Houille, grâce à plusieurs pompes et des canalisations qui passent sous la rue. Les pompes sont équipées de « clapets anti-retour » : l'eau ne peut que sortir, en aucun cas « rentrer ».
« Nous avons une capacité de pompage énorme, s'enorgueillit Boris Courbaron : 2.800 m3 d'eau par heure rue du Paradis, et jusqu'à 10.800 m3 par heure rue de l'Hôpital, en bord de Meuse. »
Bref, même si la pluie se plaît bien sous nos contrées, dorénavant il faudra vraiment un déluge, au sens biblique, pour que les égouts débordent.
Guillaume LÉVY
Côté finances, les trois postes de crue (le troisième a pris place sur le ruisseau de Mon Idée, à la frontière belge) ont coûté 4 millions d'euros, financés à 97,5 % par l'Europe, l'État, la Région, le Département et la communauté de communes.
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