Publié le mercredi 22 août 2012 à 11H00 - Vu 111 fois
Comme tous les ans, les maisons les mieux fleuries sont récompensées. A Ville-sur-Tourbe, pour les Schneider, c'est presque devenu une habitude.
QUELQUES mètres après la sortie de Ville-sur-Tourbe, difficile de ne pas y prêter attention. Le jardin ouvert de Robert et Hélène Schneider et ses fleurs de toutes les couleurs attire l'œil. Encore une fois cette année, le couple de retraités obtient le prix d'excellence du concours départemental des maisons fleuries, dans la catégorie « Maison avec grand jardin visible de la rue ».
Cela fait cinq ans que les époux Schneider sont lauréats du concours. Pour 2012, ils partagent le prix d'excellence avec douze autres maisons. Mi-juillet, le jury est passé chez eux, en leur absence.
« Ils ne rentrent pas dans la maison, le jardin a besoin d'être visible de la route », explique simplement Robert Schneider. Un jardin de 42 mètres de façade sur 25 de recul, qui mord même d'un petit mètre sur la voie publique.
Ancien champ de blé
Un ancien champ de blé que les propriétaires, anciens enseignants dans le village, ont peuplé de centaines de fleurs et arbustes, 1 200 environ au bas mot. Parmi eux, beaucoup de résineux, mais aussi des vivaces annuelles. Rosiers, dahlias partagent le terrain avec un tulipier ou encore… un séquoia.
Résultat, un mélange très coloré. « On essaie de varier les tailles et les couleurs, expliquent les propriétaires. Au coup d'œil, ça ne peut pas toujours être impeccable. De toute manière, si c'est trop parfait, trop beau et rigide, ça ne nous plaît pas. »
Replanter les graines
C'est donc dans un style « à l'anglaise » que les Schneider ont aménagé leur jardin. Dans une harmonie décousue mais qui garde un sens. C'est aussi le fruit de « beaucoup de travail » selon Robert, qui replante près de 800 graines chaque année, en général lorsque la pluie menace.
A tel point que « parfois, on en oublie le nom » de certaines variétés, confient les époux Schneider. Une passion pour ces derniers, qui ont toujours eu la main verte, et qui, en récupérant les graines, ont réussi à multiplier leur contingent de fleurs. A l'arrivée, sans vase, sans mur ni grillage, l'ouverture et le naturel de cet espace ont pu être conservés. Cela a pris du temps. Mais comme le dit Robert Schneider, « à la retraite, il faut bien avoir des buts ».
Benjamin HAY
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