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Les panneaux solaires fleurissent sur les toits Que dit la réglementation ?

Publié le dimanche 15 novembre 2009 à 01H00 - Vu 62 fois


Un panneau solaire doit bénéficier de l'accord de l'architecte des bâtiments de France s'il est dans le périmètre proche  d'un bâtiment historique.

Un panneau solaire doit bénéficier de l'accord de l'architecte des bâtiments de France s'il est dans le périmètre proche d'un bâtiment historique.

Marie-Christine LARDENOIS


LE solaire est de plus en plus considéré comme une alternative sérieuse à la flambée du coût de l'énergie. La pose de panneaux photovoltaïques permet de produire sa propre électricité et de l'utiliser, soit pour son propre usage, soit pour la revente à une compagnie d'électricité à un tarif intéressant.
Avec les aides et les crédits, 40 % du coût est pratiquement couvert avec un retour sur investissement en dix à douze ans. Ce qui explique que des propriétaires aient envie de se lancer dans un tel projet. Mais a-t-on vraiment envie de voir fleurir les panneaux photovoltaïques partout sur les toits dans les campagnes ?
Un phénomène plutôt nouveau
L'installation de panneaux solaires sur un toit est soumise au régime de déclaration préalable. Mais ces travaux doivent respecter le plan local d'urbanisme. Si le projet se situe dans le périmètre de protection d'un monument historique, l'accord préalable de l'architecte des Bâtiments de France est nécessaire. L'ABF peut donc s'opposer au projet si celui-ci est incompatible avec les exigences de la protection et de la mise en valeur du patrimoine. Quelle est la position de Jean Gravot ?
« Le phénomène est relativement nouveau et nous devons nous forger une doctrine », explique l'architecte. « Sur un an, nous n'avons pas de statistiques officielles, mais on peut considérer avoir eu une centaine de demandes sur le département. Peut-être qu'avec l'expérience, il y aura une évolution des matériaux ou des mentalités. En l'état actuel des choses, nous prenons en compte la co-visibilité avec le monument historique, l'église par exemple. S'il y a co-visibilité, l'avis est défavorable. Sinon, c'est au cas par cas. »
Il faut bien reconnaître que l'effet visuel et environnemental de panneaux noirs et brillants, par exemple sur une toiture de tuiles rouges, peut être particulièrement négatif. « Je suis obligé d'être rigoureux. Je ne peux pas prendre le risque de laisser les panneaux se répandre comme ça partout », ajoute l'architecte.
Les décisions négatives ne sont pas toujours facilement acceptées. Le discours écologique est tellement porteur que les gens acceptent difficilement un refus de l'ABF.
Ils ne comprennent pas. Alors parfois, Jean Gravot les reçoit et leur expose ses arguments. Il essaye aussi d'informer les élus locaux pour que le message passe plus facilement.
« Le souci du photovoltaïque c'est l'éparpillement. Pourquoi ne pas envisager de grouper les panneaux dans un champ, à proximité du village ? », propose l'ABF. Une idée qui commence à intéresser les élus.
Marie-Christine Lardenois

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