Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

Les fortunes diverses du manoir de la Semoigne

Publié le vendredi 19 août 2011 à 11H00 - Vu 54 fois


1 2
Une demeure de charme et de caractère

Une demeure de charme et de caractère


La demeure a fort heureusement traversé le temps et les guerres. A Villers-Agron, au manoir de la Semoigne, quatre chambres d'hôtes ont été aménagées dans une ferme du XVe siècle.

Le manoir de la Semoigne, à Villers-Agron, fut, à l'origine, une résidence secondaire, celle de la famille de Lavaulx qui venait de Versailles profiter de la fraîcheur de l'été, de la saison de la chasse et des légumes alors cultivés sur le domaine.
La cour était fermée par une enceinte dont il ne reste aujourd'hui plus que le pigeonnier. Il a subi peu de transformations. Seule une tour a été rajoutée au XVIIIe siècle afin de doter la demeure de « commodités ». Les armes de la famille y figurent toujours.
Durant 400 ans, de sa construction au XVe siècle à sa vente en 1978, le manoir est resté dans la famille de Lavaulx, transmis de génération en génération. Il y a près de 35 ans, pour des raisons de succession les descendants de ses bâtisseurs ont décidé de s'en séparer. Christine et Xavier Ferry en sont devenus les nouveaux propriétaires. Entre temps, la demeure avait perdu de son lustre d'antan.
« Une partie avait été endommagée durant la Première Guerre mondiale, explique Christine Ferry. De plus les Allemands s'y étaient installés et sont repartis avec les boiseries et la cheminée. Ils sont revenus à la Seconde Guerre et ont fini de piller en emportant les portes, les fenêtres, … »

Porcherie et poulailler

En 1918, c'est une véritable désolation qui s'offre aux yeux du comte. Trois de ses fils sont morts durant la guerre et il n'a pas le courage de reconstruire. En 1945, il finit par trouver quelqu'un pour s'occuper des terres. L'homme, un Belge, souhaite des bâtiments pour faire de l'élevage. Le comte lui cède le corps de logis.
« Il y avait une porcherie au rez-de-chaussée, un poulailler à l'étage », raconte Christine Ferry. « Nous nous sommes retroussé les manches et avons mobilisé la famille et les amis. Nous avons tout refait nous-mêmes à l'exception des menuiseries, du crépi et du chauffage. »
« J'ai très vite eu l'idée de créer des chambres d'hôtes », indique la maîtresse de maison. « J'avais vécu deux ans à Londres et j'avais été séduite par le concept des B&B (bed and breakfast). En 1982, lorsque nous avons accueilli nos premiers visiteurs, c'était dans les premières chambres d'hôtes du département. »
Christine Ferry poursuit : « Je souhaitais aussi faire vivre cette grande maison. Cela permettait à la fois de la restaurer et d'avoir une activité à domicile pour élever mes enfants. Puis les enfants ont grandi et, tout naturellement, nous continuons à recevoir » dans quatre chambres joliment aménagées.
Après un accueil chaleureux de la maîtresse de maison, les hôtes auront plaisir à flâner dans le parc joliment aménagé et traversé par la Semoigne. Et ce ne sont pas les voisins qui risquent de perturber la sérénité ambiante : dans le parc, une jachère fleurie fait office de délimitation avec le golf de Champagne !
Elisabeth EHRMANN

manoirdelasemoigne.online.fr

cestletelejournal

Imprimer Recommander Wikio digg

Il n'est plus possible de contribuer à cet article.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952