Publié le mardi 09 février 2010 - Vu 17 fois
Il y a vingt ans, les laïcs qui célébraient les funérailles n'étaient qu'une poignée pour le diocèse. Et il faut le reconnaître elles n'étaient pas toujours bien perçues comme chaque fois que naît quelque chose de nouveau. Aujourd'hui, ils sont plus de deux cents hommes et femmes, religieuses et laïques à accomplir ce service de compassion. Ils se sont retrouvés, à l'abri du pèlerin à l'Epine, pour une journée de travail, présidée par le Père Gilbert Louis évêque de Châlons. Le thème était l'accueil et l'accompagnement des familles confrontées à la mort. Ces proches sont souvent en état de choc, stressés et inquiets des démarches à accomplir tant civiles que religieuses. « La mort surprend toujours » rappelait Anne Dominique Wattelle, religieuse responsable de la pastorale des funérailles dans le diocèse de Lille. D'où l'importance pour les personnes accueillantes d'être à l'écoute et suffisamment disponibles pour savoir discerner, sous des propos parfois maladroits, les vraies demandes de sens et de spiritualité. « Chaque deuil est particulier » précisait la religieuse.
Elle ajoutait « Il s'agit, à la suite du Christ de soulager et de guérir ceux et celles qui sont dans la peine ». Beaucoup de questions ont été posées dont celle-ci, illustration de l'évolution de l'Eglise depuis cinquante ans : quel type de célébration proposer, par exemple, à la famille d'un défunt non baptisé mais ayant exprimé le désir « de passer à l'église » ?
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