Publié le dimanche 04 avril 2010 à 11H51 - Vu 171 fois
De gauche à droite Feng Hahat, Ismael Kachtihi del Moral et Ghislaine Ferreira.
« J'ai exposé à Valence, Bruxelles, en Tchéquie, bientôt Malaga, pourquoi pas la Chine ? », s'enthousiasme Ismaël Kachitihi del Moral. Lunettes noires et large sourire, le plasticien rémois n'en serait pas, en effet, à une virée près. Né à Tanger, longtemps Espagnol et Bordelais, il vit et travaille à Reims depuis 1991. Vidéaste, peintre, sculpteur, dessinateur, chasseur de sons et de formes, Del Moral dit être venu à Chengdu en « éclaireur ». « C'est une expérience inédite et pleine de surprises. Les gens, ici, se sont pliés en quatre pour nous accueillir. Je découvre un peuple courtois, souriant, disponible », dit ce familier de la fondation Frank-Ténot de Marnay-sur-Seine (Aube) qui œuvre pour la promotion de l'art contemporain. « La fondation accueille déjà des artistes chinois en résidence. Cela pourrait servir de base à d'éventuels échanges », estime Ismaël, qui note que trois ou quatre Chinois font actuellement partie du top ten des artistes contemporains les plus côtés.
Croisement
De son côté, une attachée culturelle du consulat de France estime que le Sichuan et la Champagne-Ardenne ont « des choses à se dire en matière d'arts populaires. La marionnette et le cirque, par exemple, sont communs aux deux cultures. Le consulat pourrait servir de plate-forme à une éventuelle coopération au travers de créations communes », explique Isabelle Develay.
En Chine, la France est déjà l'initiative du festival « Croisement », qui propose des expositions et spectacles français dans 27 villes chinoises. C'est dans ce cadre que le photographe rémois Gérard Rondeau avait notamment exposé ses portraits de célébrités en 2009 à Pékin.
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