Publié le samedi 18 août 2012 à 09H54 - Vu 237 fois
« Il ne s'agit pas de stigmatiser un quartier, mais de stigmatiser cinquante personnes de ce quartier », prévient le procureur Fabrice Belargent en évoquant Croix-Rouge, « un quartier en souffrance où les habitants aspirent à vivre normalement. Il y a de leur part une réelle demande de sécurité et de justice. »
Le mois dernier (nos éditions des 16 juillet et 1er août), un collectif de locataires n'a-t-il pas interpellé les différentes autorités pour se plaindre des cambriolages, des agressions, des feux de poubelles et de voitures, tout en les invitant à venir « passer une semaine de vacances » chez eux, histoire de connaître ce qu'ils subissent au quotidien ?
Le procureur a profité de l'audience d'hier après-midi pour rappeler la détermination du parquet à lutter contre cette délinquance imputée à un petit groupe d'individus qui « tente d'imposer sa loi ». « Ils pensent que Croix-Rouge leur appartient. Ils s'y livrent à leurs petits commerces, leurs petites activités qui terrorisent la population. La police est perçue comme une bande qui vient envahir leur territoire. Et comme ils l'assimilent à une bande, ils se battent contre elle pour la chasser, mais ce quartier ne leur appartient pas ! Ils sont sur le territoire de la république. De tels agissements sont intolérables vis-à-vis des policiers et des gens qui essaient de vivre paisiblement dans le quartier. Systématiquement, ce type de faits fera l'objet d'une comparution immédiate avec des réquisitions sévères. »
Interdiction de séjour
Fin juin, le parquet avait déjà déféré en comparution immédiate trois jeunes gens condamnés à des peines de quatre à huit mois ferme pour avoir caillassé une patrouille avenue Bonaparte. Pris à partie par une vingtaine d'individus alors qu'ils interpellaient un délinquant recherché pour purger un extrait de jugement, les policiers avaient dû faire usage de leur bombe lacrymogène et tirer trois coups de Flash-Ball pour se dégager. L'un d'eux avait été légèrement blessé à la tête par une pierre, leur véhicule dégradé.
Hier, pour l'un des prévenus parti s'installer dans les Yvelines mais revenu passer les vacances chez sa mère à Croix-Rouge, une interdiction de séjour de deux ans à Reims a été requise. Cette mesure fait partie des peines complémentaires prévues par le Code pénal, mais le tribunal ne l'a pas prononcée.
F.C.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site





Les dernières contributions
Kajiurago
Reims
18/08/2012 à 21h05
Une seule solution : la guillotine !
therealityafter
L'avenir, c'est aussi la mémoire
18/08/2012 à 13h44
Il faut le muter à Amiens...