Publié le mardi 16 mars 2010 à 11H54 - Vu 159 fois
Jérôme Duprez : « Nous avons besoin de stabilité ».
Président du groupe Moret Industries, fabricant de pompes industrielles basé à Saint-Quentin, Jérôme Duprez emploie 500 personnes en France et en Belgique. Et 200 de plus en Chine. « Là-bas, ils sont capables de fabriquer 1 000 pièces identiques. Mais pas 1 000 pièces différentes ». Pour les « Roll's », il conserve la production exportée d'Europe.
« Quand on parle délocalisations, il faut être conscient que l'on ne peut plus produire certaines pièces en France, comme des stylos. À moins de fabriquer des Mont Blanc ». Pour Jérôme Duprez, l'environnement industriel n'est pas pire en France qu'en Belgique ou en Allemagne. « C'est différent, l'Allemagne a de plus grosses PME qui travaillent en réseau à l'export. L'administration les accompagne ». En France, cet industriel plaide pour que les législations fiscales et sociales ne changent pas trop souvent. « Il nous faut un environnement stable et une liberté d'action, davantage que des aides ».
« Des filières complètes »
La désindustrialisation est, à ses yeux, une réalité quand des métiers « dits polluants » comme les fonderies risquent de disparaître. « Si l'on veut limiter la désindustrialisation, il faut conserver des filières complètes. Sinon, à terme, il y aura des délocalisations ».
Patron d'une entreprise familiale fondée voici 140 ans, Jérôme Duprez voit « des opportunités dans la croissance verte. Le coût de l'énergie peut amener à relocaliser certaines productions. Dans nos métiers, la baisse de la consommation énergétique des pompes industrielles stimule la technologie. Et donc notre recherche & développement. Cela nous apporte du travail ».
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