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Le meilleur sur la fin

Publié le lundi 09 avril 2012 à 11H00 - Vu 67 fois


Le lauréat d'hier après-midi, tout sourire aux côtés de Jacky Brovelli.

Le lauréat d'hier après-midi, tout sourire aux côtés de Jacky Brovelli.


Pas à l'aise dans l'exercice du contre la montre par équipes, les Français ont osé en force hier après-midi et Stéphane Rossetto a su conclure.

LES Français n'ont pas la culture du contre-la-montre par équipe. Ce constat s'est encore vérifié hier matin à Mohon.
Sans les Nippons de Nippo (20es sur 20) et la chute de Danny Van Poppel ayant désorganisé les Rabobank, les équipes de l'Hexagone auraient trusté les derniers rangs.
Deux places dans le Top 10, vendredi et samedi, le prix de la combativité à Benoît Drujon le premier jour : pouvait-on, à cet instant, parler d'un bon bilan ?

La tactique du CC Nogent

Frédéric Gabriel, chargé du protocole, ne se voulait pas sévère, à raison. Il accordait même les circonstances atténuantes aux Bretagne-Schuller : « Ils avaient une pression terrible et ils ont appris vendredi qu'ils n'étaient pas retenus sur le Tour de France. Ça leur a cassé le moral. »
« Dans l'échappée de vendredi, il y a quand même cinq Français sur sept », enchaînait Gabriel, tout en insistant sur « la très belle performance » de Romain Lejeune autour de Renwez.
A trente bornes de l'arrivée, le Rémois de Charlott' a tenté de finir tout seul. Sans succès mais au moins a-t-il tenté : « Je me suis hissé au niveau des meilleurs. Il n'y a pas de complexe d'infériorité à faire. »
L'avis de Jérôme Simon - membre de l'équipe chargée de l'assistance mécanique - n'était pas tranché non plus : « Peut-être que les Français n'osent pas assez mais il faut voir les équipes pros qu'il y a en face. »
Le scénario de l'après-midi a donné aussi bien raison à Frédéric Gabriel qu'à Jérôme Simon. Les Français ont osé en force (sept sur neuf dans la bonne échappée) et Stéphane Rossetto a su conclure : « Il a attaqué quand le peloton était en train de revenir tranquillement », constatait Jérôme Simon.
Pascal Carlot, directeur sportif du CC Nogent, dressait, à chaud, un bilan plus que positif avec le succès de Rossetto et le maillot de grimpeur de Daeninck : « On a l'habitude de ce niveau. Nous avons toujours été à l'affût et présent durant les trois journées. Le matin, on ne s'était pas donné à fond dans le contre-la-montre pour manœuvrer l'après-midi. »
Du côté de l'UV Aube, le meilleur l'emportait, aussi, chez Michel Huet : « Nous avons comme seul handicap de ne pas courir souvent des épreuves aussi relevées », résumait-il.

Jean-Pierre PRAULT

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