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Le directeur de Sciences Po : « Le site rémois est très demandé »

Publié le jeudi 02 septembre 2010 à 09H31 - Vu 198 fois


Richard Descoings : « Sur les 5 300 candidats à l'entrée de Sciences Po cette année, 25 % avaient demandé à venir à Reims s'ils étaient reçus.  »

Richard Descoings : « Sur les 5 300 candidats à l'entrée de Sciences Po cette année, 25 % avaient demandé à venir à Reims s'ils étaient reçus. »


A la veille de l'ouverture officielle du campus Sciences Po de Reims, dont le cursus sera consacré aux relations transatlantiques, rencontre avec Richard Descoings, le grand patron de cette institution parisienne.
Demain vous serez à Reims pour la rentrée du campus euro-américain de Sciences Po. Comment s'annonce l'inauguration de votre 6e campus en province ?
Dans les meilleures conditions possibles. Nous avons un peu plus d'élèves que prévu. Il y a un véritable intérêt autour de ce nouveau campus. Sur les 5 300 candidats à l'entrée de Sciences Po cette année, 25 % avaient demandé à venir à Reims s'ils étaient reçus. Pour une première année, c'est exceptionnel.
Qu'est-ce qui explique cet intérêt pour Reims ?
Il y a la tonalité euro-américaine du cursus à laquelle s'ajoute le fait que Reims soit mondialement connu pour tout un tas de raisons dont le champagne évidemment et l'histoire. Et puis il y a pour les étudiants et les familles l'intérêt d'être à proximité de Paris, 45 minutes en TGV. Il y a une qualité de vie appréciable, avec des logements moins chers que dans la capitale, notamment.
Il vous a aussi fallu convaincre les familles américaines de miser sur des études en Europe, à Reims (un double diplôme est mis en place avec l'université de Columbia).
C'est en effet un pari que d'aller aux Etats-Unis expliquer aux familles qu'il est aussi intéressant, si ce n'est plus, d'envoyer leurs enfants faire leurs études en Europe, à Sciences-Po et à Reims, que de le faire dans une université américaine.
On imagine que vous aviez le choix entre plusieurs sites potentiels pour ce 6e cursus. Qu'est-ce qui a fait pencher la balance du côté de Reims ?
C'est vraiment l'histoire d'une rencontre. J'ai été épaté par le professionnalisme de la Région, du Département et de la Ville sur ce dossier. Je ne dis pas cela pour leur lancer des fleurs, mais on peut voir que des sensibilités politiques différentes peuvent s'unir quand il le faut pour monter des projets.
La participation des collectivités locales à hauteur de 3 000 euros par élèves et par an sur 20 ans pour les frais de scolarité a tout de même été largement critiquée lors de débat au conseil général notamment…
Il est tout à fait normal que les élus se posent la question de l'utilisation de l'argent public. A nous de leur prouver que cela vaut le coup. Nous allons monter en puissance dans les années à venir pour aller au moins jusqu'à 600 élèves dans un premier temps. 600 nouveaux jeunes au cœur de ville, ce n'est pas rien pour une ville, un département une région… Partout en province où l'on s'est installé, on s'est enraciné. Nous avons d'ailleurs déjà passé des accords avec des lycées prioritaires de la région alors que nous n'en avions pas jusqu'à présent. (Cette procédure vise à permettre à des élèves de lycées dits défavorisés d'entrer à Sciences Po par une procédure spéciale, où comptent moins les connaissances académiques que la motivation, le projet personnel et le profil des élèves, NDLR). On a ouvert il y a dix ans notre premier campus en région, à Nancy. Je peux vous assurer qu'aucune des collectivités concernées ne regrette son investissement aujourd'hui…

Propos recueillis par Grégoire AMIR-TAHMASSEB

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buson

16/09/2010 à 19h00

Sciences Po ne cesse de contribuer à bannir le français en France au bénéfice de l'anglais, avec NOTRE argent et au mépris de NOTRE constitution.
G. Descoigns a reçu la carpette anglaise ainsi que sa Ministre de tutelle, V. Pécresse. C'était indubitablement mérité....

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